Intimidation et instauration de la peur : Deux autres membres du mouvement NUBUEKE arrêtés par le SRI

Pendant que la communauté internationale appelle au respect du droit des populations, des procédures légales au besoin d’interpellation, la machine neutralisatrice du régime de Faure Gnasssingbé fonce tête baissée dans sa logique. Le vice-président et un autre membre du mouvement citoyen NUBUEKE ont été arbitrairement arrêtés mercredi et séjournent depuis lors dans les locaux de la SRI à Lomé.

Joseph Eza, vice-président du mouvement citoyen NUBUEKE a été appréhendé avec un autre membre dudit mouvement depuis mercredi. Ce qui porte à 3 le nombre d’arrestations au sein de cette association de société civile engagée.

Kokodoko Messenth, première victime, a été enlevé il y a une semaine chez lui par des éléments cagoulés. Il a été conduit au quartier général des SRI où on le torture encore jusqu’à nos jours.

Devant l’inertie des autorités judiciaires, de la ministre en charge des Droits de l’Homme et les timides réactions des organisations de défense des droits humains, la machine à décapiter du régime de Faure Gnassingbé s’est encore déchaînée sur deux autres citoyens dans la logique de museler ce collectif de jeunes cadres et intellectuels togolais dévoués à la cause nationale (le mouvement se charge, entre autres actions citoyennes, d’offrir de l’eau aux manifestants durant les marches)

Il y a juste un mois, je rencontrais Joseph Alias Zorobabel Eza à l’hôtel Radisson de Bamako. Durant la centaine de minutes que nous avions passées ensemble, nous n’avions parlé que d’une chose : comment réunir des fonds pour soigner les manifestants blessés et soutenir les détenus et leurs familles. Malgré sa bonne position socioprofessionnelle, Joseph fait preuve d’une affection très forte pour le petit peuple qui trime et vivote, ce qui contraste avec l’attitude d’une certaine catégorie de jeunes Togolais qui, une fois que leur bulletin de paie affiche une misérable centaine de mille, pensent avoir tué le monstre du Loch Ness et se désolidarisent des souffrances des autres. Venir en aide à l’humain qui souffre, suffoque dans les Togolais : voilà le noble objectif du mouvement Nubueke Togo dont Joseph est le vice-président. Cette nuit, Joseph dormira dans une cellule de gendarmerie, arrêté cet après-midi comme un truand, un témoignage de l’activiste David Kpelly.

L’arbitraire aurait-il eu raison de la raison ?

www.icilome.com

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