Halte à la dépigmentation des dents !

Le rêve d’un sourire lumineux, à travers un émail à la blancheur prononcée est de plus en plus vendu. Généralement réservée aux professionnels, la pratique a quitté ce terrain pour celui des profanes. Instituts de beauté et autres particuliers se font passer maîtres du domaine. Outre les cabinets dentaires habilités, des kits auto-emploi de blanchiment de dents sont disponibles à tout va (sur les réseaux sociaux). Le »patient » n’a parfois plus besoin de la spécialisation d’un dentiste pour s’administrer le produit blanchissant. La pratique prend de l’ampleur et n’est pas sans effets pour ceux qui s’y adonnent.

La dépigmentation de la peau, tout le monde sait de quoi il est question. Comme la peau, les dents aussi peuvent changer de teinte. Des dents colorées à des blanches voire ultra-blanches, c’est possible. Aujourd’hui, changer la couleur de ses dents naturelles peut vous classer dans le registre des personnes à la mode. En dehors des raisons médicales, certains se payent le luxe d’un certain bien-être, bonheur ou juste pour justifier une aisance qui rime avec le »sourire tout blanc ». Les adeptes de cette nouvelle conception de la vie sont de plus en plus nombreux à mordre à l’hameçon de la promesse de séduction par les dents blanches.

Par définition, le blanchiment des dents désigne les procédés visant à éclaircir la teinte des dents. Les raisons divergent d’une personne à une autre, mais le but unique final est d’avoir un sourire de dents blanches, pour moins de gêne.

Plusieurs raisons peuvent motiver le recours à ce type de soin dentaire. Une coloration anormale (due par exemple à la consommation répétée de certains aliments ou du tabac), une gêne ou plus couramment encore, un souci d’amélioration esthétique sont les motifs les plus souvent répertoriés. Pour avoir cette teinte de dents voulue, une large gamme à de produits s’offrent aux personnes désireuses de se faire blanchir les dents. La décision est malheureusement prise, en ne pensant pas aux conséquences. Derrière ce sourire « blanc », se cache un décor plutôt noir. Le phénomène de la dépigmentation dentaire n’est pas sans conséquences. Les risques existent.

Certes, le blanchiment dentaire fait partie de « l’arsenal de soins » mais doit « relever de la compétence exclusive du chirurgien-dentiste, car nécessitant un examen bucco-dentaire minutieux préalable », renseigne Emmanuel Baglo, Chirugien- dentiste.

Quelle que soient les raisons, le procédé de blanchiment des dents ou d’éclaircissement dentaire implique l’utilisation de produits pouvant causer du tort. Le peroxyde d’hydrogène, ce « produit » utilisé pour décolorer les dents, doit être manié avec précaution, même par le professionnel. « Le blanchiment des dents ou l’éclaircissement des dents n’est pas sans effets secondaires ou conséquences. D’où la nécessité de consulter un chirurgien-dentiste », fait savoir le spécialiste.

Au nombre des conséquences ou risques encourus relatifs à la pratique, on cite pour les plus fréquents « la sensibilité dentaire et l’irritation de la gencive et/ou de la bouche », prévient Dr Baglo. Et d’ajouter qu’après la pratique, « ces risques augmentent au fur et à mesure que la concentration en peroxyde d’hydrogène et la fréquence d’application se multiplient ».

Le blanchiment au peroxyde d’hydrogène a des impacts sur les différents tissus dentaires (émail et dentine). Devenus fragiles sous l’effet dudit traitement, ces tissus constitutifs sont donc une porte ouverte à la fragilité des dents.

Sur la gencive, on peut constater une irritation de ces tissus pendant le traitement. Il n’est pas à perdre de vue l’aspect non pérenne du blanchiment obtenu. “Le résultat de la technique du blanchiment est temporaire, et doit être entretenu dans le temps afin de maintenir l’éclat “, confie le spécialiste.

Source: L’Alternative

Source : icilome.com