Enseignement confessionnel : La goutte d’eau qui fait déborder le vase

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Les enseignants du confessionnel se donnent rendez ce jeudi devant la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC) pour un sit-in, synonyme de ras-le-bol relatif à leurs mauvaises conditions de vie.

Le secteur de l’enseignement catholique, protestant et évangélique sera paralysé demain. Pour cause. Le corps enseignant se mobilise pour organiser un sit-in ce 16 mai devant la Direction diocésaine de l’enseignant catholique. En effet, la goutte d’eau qui fait déborder le vase est le renvoi des enfants des enseignants pour non-paiement des frais de scolarité. Alors que ces derniers revendiquent depuis plusieurs années un meilleur cadre de travail et de vie. Ils ont déposé une plateforme contenant leurs doléances qui dort toujours dans le tiroir de leur employeur.

Une précision. En 2017, la direction diocésaine décide que les enfants des enseignants également doivent s’acquitter des frais de scolarité, communément appelées écolages. Les éducateurs protestent. Une période de sursis leur est accordée. Cette année, l’Abbé Ambroise-Marie Mensah, le premier responsable de la DDEC, met en application la nouvelle norme.

En face, les enseignants rejettent de nouveau cette règle d’autant que leur situation difficile ne s’améliore guère. « Je ne peux pas être en train de disperser des cours à des élèves alors que mon enfant est à la maison », dénonce Emmanuel Maglo, le Coordinateur général de la Coordination des enseignants catholiques du Togo.

Le mouvement d’humeur vise à réclamer notamment « le payement des salaires compatibles avec les diplômes universitaires et qualifications professionnelles des enseignants avec rappel pour les enseignants volontaires, l’application intégrale des clauses de la convention collective interprofessionnelle en vigueur avec tous les avantages y afférents pour toutes les catégories d’enseignants ».

Dans une déclaration rendue publique, la Coordination invite ses membres à être en rouge ou en noire qui, selon elle, est un « signe de colère » afin « d’arracher (leur) liberté dans le monde du travail ». Elle reste convaincue qu’ensemble, les enseignants sont capables de mettre « fin aux violations de (leurs) droits ».

Dans le pays, il existe 400 établissements confessionnels dans lesquels interviennent 3000 enseignants, selon les sources.

A.H.

Source : www.lomechrono.com

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