[Édito] Togo : Faisons simple !

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La sagesse et l’humilité recommandent de reporter les élections pour obtenir d’abord le consensus politique.

Au Togo, les différentes pistes de sortie de crise sont d’autant plus difficiles à emprunter que la vie sociale et politique dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest est ankylosée par trois syndromes : celui de Stockholm, qui touche une bonne partie du petit peuple ; celui d’hubris, qui aveugle les tenants du pouvoir et les empêche d’admettre son éventuelle perte ; et celui « de Ouagadougou », qui a gagné les rangs de l’opposition.

Tous ses leaders rêvent d’une révolution à la burkinabè, qui mettrait rapidement fin à « la dynastie cinquantenaire des Gnassingbé ». Mais au XXIe siècle une révolution populaire rapide et efficace ne se décrète pas par des hommes politiques. Elle se décide opportunément et spontanément par les peuples.

Jeune Afrique

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