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Covidgate : le ministre menaçant poussé à la démission ?

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Aucun ministre, soit de droits de l’Homme ne doit prendre le vilain plaisir pour lancer des menaces pour ceux qui utilisent leur raison pour analyser le rapport de la cour des comptes.

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Ce rapport, tel que mis sur la place publique, pose un sérieux problème.

Et la cour des comptes est une institution publique.

Elle fonctionne grâce au fonds des contribuables.

Si elle publie un rapport concernant 400 milliards destinés à préserver la vie des millions de togolais en période de crise .

C’est un droit et un  devoir de jouer son rôle de redevabilité par rapport à l’utilisation de fonds de riposte covid19 .

Il revient à la justice de s’auto-saisir et de mener des enquêtes alternatives pour nous présenter un nouveau rapport.

Il ne revient pas à un ministre de chercher à nous amener à accepter un tel rapport en nous imposant un silence.

Le contrôle citoyen d’action publique est un  droit , et nous exigeons qu’une lumière soit faite sur les zones qui paraissent douteuses dans le rapport de la cour des comptes. 

Ce rapport tel que présenté montre qu’il y a : « Un double abus de confiance, la fraude, la fraude fiscale et la sortie de flux financiers illicitement gagnés, par la méthode de “ Import over invoicing ”  ou surfacturation des importations de biens » ; DÉCLARATION DES OSC , PORTANT SUR LE RAPPORT D’AUDIT DE LA COUR DES COMPTES DU TOGO, SUR LE FONDS DE RIPOSTE ET DE SOLIDARITÉ COVID-19.

Ce rapport pose un débat public sur la gestion calamiteuse de fonds publics au Togo. 

La réaction du ministre des droits de l’Homme est une provocation, insulte à notre intelligence.

Comment peut-on demander à un peuple de garder le silence face à un tel rapport de la cour des comptes ?

Si le ministre a osé imposer le silence par sa menace, c’est à cause de nos réactions face aux différents faits injustices, arbitraires et mesures impopulaires.

L’indifférence, la résignation, le fatalisme que nous avons actuellement permettent au ministre de se prendre pour un dieu qu’on ne  peut pas permettre de mettre son opinion sur ses actes.

Si des gens qui ont encore la raison laissent faire certaines réactions parce que le peuple est dans une léthargie.

Nous sommes en train de créer simplement un environnement propice à l’explosion sociale.

Nous pensons que si on veut vraiment un climat de cohésion sociale, de patriotisme, la déclaration du ministre des droits de l’Homme doit être sanctionnée. Et ce ministre doit présenter des excuses aux togolais ou simplement donner sa démission.

Ce n’est pas le rôle d’un ministre de droits de l’Homme de brandir des menaces.

Nous avons besoin que la justice togolaise face son enquête pour nous sortir un nouveau rapport.

 « Le danger, c’est d’outrepasser la pensée de la cour, pour faire des attributions d’infractions à des personnes. Je le dis parce que naturellement, en tant que ministre des droits de l’homme, je suis interpellé. Nous avons vu des grands titres de la presse qui, depuis que le rapport a été publié, ont mis quasiment des administrations et des autorités à l’index. Il faut faire extrêmement attention à cela parce qu’aujourd’hui, si les gens qui ont flirté avec l’infraction sur la diffamation et l’atteinte à la réputation, elles seront manifestement condamnées », déclare le ministre des droits de l’Homme du Togo

Nous sommes une génération de résultats positifs.

La victoire est la nôtre maintenant.

fovi katakou ( b-a-b-a, RAL)

Nature-Homme-Societe

Source : Togo actualité

Source : Togoweb.net