CEDEAO, où es-tu ?


C’est le dernier cri de détresse que pousse Pasteur Edoh Komi, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK)-la voix des voix- face à l’allure vertigineuse que prenne actuellement la crise politique togolaise. Dans un communiqué rendu public, le défenseur des droits de l’homme regrette la complaisance avec laquelle l’institution sous-régionale traite le dossier togolais. « La CEDEAO au lieu d’être une communauté proche des peuples et soucieuse de leurs préoccupations, est plutôt un syndicat des chefs d’État, défendant rien que leurs propres intérêts. (…). Dans le passé en 2005 comme aujourd’hui en 2018, tu récidives pour le malheur des citoyens », lit-on dans le communiqué. Le MMLK déçu par l’attitude de la CEDEAO sur la question togolaise, se demande s’il faut encore être fier d’être citoyen de cette communauté sous-régionale. Lire le communiqué.

LA CONTROVERSÉE CEDEAO

FAUT-IL ÊTRE ENCORE FIER D’ÊTRE CITOYEN DE LA CEDEAO ?

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, puisqu’il s’agit d’elle, regroupant 16 pays, se trouve dans une tourmente implacable dans son histoire, qui n’est pas loin de la discréditer. Pour cause, son rôle trouble et rocambolesque dans la crise sociopolitique Togolaise. Or déjà, cet espace communautaire est fragilisé par son impuissance à favoriser la libre circulation des personnes et des biens entre les frontières, principe fondateur sur lequel porte son idéal protocolaire depuis 1975. Au contraire, sa mission est détournée au détriment des citoyens qui vivent au quotidien le calvaire et les tracasseries de la part des services d’immigration.

A cette allure, la CEDEAO au lieu d’être une communauté proche des peuples et soucieuse de leurs préoccupations, est plutôt un syndicat des chefs d’État, défendant rien que leurs propres intérêts. Dans le cas de circonstances du Togo où dans le rebondissement de la crise politique le 19 août 2017, la CEDEAO a été appelée au secours pour un règlement consensuel négocié.

Pendant 6 mois, les négociations ont abouti à une feuille de route le 31 juillet 2018. Cette feuille de route, quoique n’étant que suffisante, constitue une victoire d’étape saluée par les deux parties prenantes et autres acteurs politiques.

Malheureusement, jusqu’au 20 Décembre, la feuille de route est exécutée en bas d’échelle et même pas a minima laissant ainsi la crise en suspens dans un avenir incertain. CEDEAO, OÙ ES TU ? Dans le passé en 2005 comme aujourd’hui en 2018, tu récidives pour le malheur des citoyens d’où l’interrogation « FAUT-IL ENCORE ÊTRE FIER D’ÊTRE CITOYEN DE LA CEDEAO » ?

PARDON, NOUS ATTENDONS LA RÉPONSE

La Voix des Sans Voix

Source : www.icilome.com

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