Atchadam: 'le fauteuil pour lequel nous nous battons n’est pas vide, il est occupé' Featured

Depuis la semaine dernière, l’opposition togolaise est confrontée à un petit vent de déchirement. Tout est parti du déplacement non communiqué de Jean-Pierre Fabre, Chef de file de l’opposition à Paris pour des « visites politiques personnelles ». En conférence de presse à l’issue des concertations avec Alpha Conde, le président de l’Union Africaine à Paris, Tikpi Atchadam estime que l’heure n’est pas à la division mais à l’unité de toutes les forces pour obtenir le départ du pouvoir de Faure Gnassingbé.

« En réalité, le peuple togolais a besoin de tout le monde pour mener cette lutte. Nous avons besoin aujourd’hui, de partis politiques qui ne sont pas dans cette salle. Nous avons besoin d’associations qui ne sont pas dans cette salle. Il faut ratisser large et nous sommes prêts à le faire. C’est pour cela que le mouvement est un mouvement ouvert », a déclaré Tikpi Atchadam dans une vidéo publiée par LeTogovi.com.

Pour le président du Parti national panafricain (PNP), il n’est pas nécessaire que les leaders de l’opposition s’attaquent les uns aux autres.

« Pourquoi nous battons entre nous alors que le fauteuil pour lequel nous nous battons n’est pas vide, il est occupé. Alors nous gagnerons à nous mettre ensemble et à ne pas nous attaquer les uns aux autres », a-t-il lancé.

Me Atchadam précise qu’il n’est pas lieu de se tromper, l’adversaire est UNIR avec son président Faure Gnassingbé.

« Quand nous allons à Lomé et à l’intérieur du pays, on se rend compte qu’il n’y a pas un seul militant d’un parti d’opposition qui veut que Faure reste encore au pouvoir. Tous les militants de tous les partis politiques de l’opposition veulent que Faure Gnassingbé parte. Même au sein de UNIR, il y a des militants qui veulent que Faure parte parce qu’il y a des candidats qui ne veulent pas lever le petit doigt au sein de UNIR », affirme-t-il.

Pour Tikpi Atchadam, des élections où il n’y a pas comme candidat un fils de Gnassingbé Eyadèma engagent des scrutins libres pour le fait que la Cour Constitutionnelle, la CENI, l’armée, Chefferie traditionnelle et même les étudiants seront libérés.

De ce fait, il estime que l’enjeu est partagé par tous les togolais et que ce n’est pas une question des trois leaders actuellement présents à Paris. Tikpi Atchadam laisse la possibilité des discussions avec d’autres partis politiques et associations pour faire partir Faure Gnassingbé.

TogoBreakingNews.info

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