Appel du CAP 2015 – PNP pour un « Togo mort » le vendredi 25 août. En mémoire des victimes la barbarie du couple Faure – Yark.

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La salle de l’Hôtel Ibis qui abritait la sortie conjointe du Combat pour l’alternance politique au Togo (CAP 2015) et du Parti national panafricain (PNP) était comble. Et pour cause, l’union des deux entités et les décisions qui allaient sortir étaient très attendues. Il ressort de la conférence de presse que le CAP 2015 et le PNP, en attendant le ralliement des autres partis politiques, vont remobiliser les populations pour « la dernière bataille contre le régime RPT/UNIR ».

Appel du CAP 2015 – PNP pour un  « Togo mort » le vendredi 25 août. En mémoire des victimes la barbarie du couple Faure – Yark.Une journée de recueillement est décrétée pour le vendredi 25 août 2017, en prélude aux manifestations populaires annoncées pour la semaine prochaine. Les partis exigent la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, l’arrêt immédiat des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants du PNP et la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale indépendante.

Le recueillement vendredi avant les manifestations la semaine prochaine. C’est ce qu’il faut retenir de la conférence de presse conjointe organisée hier par le CAP 2015 et le PNP dont le président, Tikpi Atchadam, s’est fait représenter par son Conseiller, M. Ouro-Djikpa Tchatikpi. Ce dernier a rappelé que le moment était à l’unité d’action, raison pour laquelle les partis s’unissent aujourd’hui. « Nous sommes arrivés à un point où on doit faire appel à d’autres forces politiques », a-t-il martelé.

Pour Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, les revendications convergent vers le même but : le retour à la Constitution de 1992. « Nous poursuivons les mêmes objectifs, mais au-delà de la constitution de 1992, il y a des questions liées aux réformes électorales et institutionnelles parce qu’on doit revoir les institutions de notre pays », a-t-elle indiqué.

La présidente du CAP 2015 a estimé qu’il y a un besoin d’enterrer les morts et se recueillir. C’est pourquoi la journée du vendredi prochain sera consacrée au recueillement. Cette immobilisation des activités professionnelles et économiques est, à en croire les responsables du CAP 2015, une arme économique contre le régime en place.

C’est finalement après la journée du vendredi que les manifestations populaires auront lieu, assure Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson. « Nous avons attendu 11 ans et nous ne pouvons plus attendre. Le peuple a montré à travers les manifestations du PNP qu’il veut les réformes. Dans le cas contraire, ils feront partir le régime. Il faut que ce soit la dernière ligne droite », a-t-elle insisté.

Dans son intervention, le Prof Komi Wolou du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) a profité de l’occasion pour appeler les forces de l’ordre, les magistrats, etc. à la responsabilité. « Ce que nous faisons, nous, responsables de l’opposition, c’est d’arriver à mobiliser les populations pour un but donné. Notre arme, c’est cette mobilisation… Dans cette lutte que nous menons, les responsabilités sont collectives, mais elles sont aussi individuelles. C’est pour cette raison que nous voudrions attirer solennellement l’attention des forces de sécurité, ceux-là qui dans la dispersion des foules, se transforment en tyrans pour chercher à détruire les vies humaines. Ceux-là qui, dans les prisons, continuent de torturer. C’est dire que le moment venu, les responsabilités individuelles seront établies. De sorte que tous ceux qui se livrent à des actes de torture sachent que tôt ou tard, on va établir les responsabilités », a-t-il rappelé.

Géraud A.

Source : Liberté

27Avril.com