Alain Foka: L’Afrique comme Alibi pour Avoir le Fric Togolais.

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«…On se souviendra que Alain FOKA avait véhément défendu les fraudes électorales grossières d’Ali Bongo, son ami, au Gabon en 2016. Et par ricochet soutenu la barbarie contre Jean PING.  En 2018, lors du scrutin présidentiel camerounais, il s’était prêté à un jeu équivoque avec le régime BIYA en tentant, lui le vieux journaliste, d’organiser un débat radiophonique sur RFI entre tous les candidats de l’opposition et Famé NDONGO, le représentant du candidat Paul BIYA. Ce qui est tout simplement inacceptable. En effet, c’était simplement faire la courte échelle au candidat Paul BIYA. Monsieur Jacques FAME NDONGO, son représentant dans ce débat, n’était pas candidat à ce scrutin.

Les thèses que Alain FOKA défend sur les élections en Afrique, et plus généralement sur la démocratie qui, selon lui, semble être une aliénation politique pour les Africains, sont curieuses, même si évidemment elles plaisent aux putschistes qui rêvent, à travers le rejet ou la supression de l’élection, de s’éterniser au pouvoir un peu partout en Afrique. Si c’est ça le panafricanisme, alors ça interroge. Si c’est ça le nouveau projet panafricain de  Alain FOKA pour l’Afrique, il est possible qu’il se heurte à des opinions dissidentes fortes et engagées pour la démocratisation effective de l’Afrique. C’est ce qui se cache derrière son projet Manssah établi au Togo où on le suspecte d’être le conseiller de l’ombre de Faure Gnassingbé; nous lui opposerons une résistance.» (Paul Chouta, journaliste camerounais d’investigation et blogueur, en novembre 2023)

Personne d’autre que le compatriote de Monsieur Alain Foka, Paul Chouta, journaliste d’investigation et blogueur, a eu l’intelligence et surtout le courage de dire ses vérités sur le comportement de l’ancien journaliste de RFI en lui démontrant que beaucoup de Camerounais et d’Africains lucides connaissent le jeu malsain et malhonnête qui se cache derrière son «panafricanisme» tiré par les cheveux. Comme tout Africain à même de tourner ses méninges dans le bon sens pour ne pas avaler les yeux fermés, les stupidités de tous ces vendeurs d’illusions sur l’avenir du continent noir, Paul Chouta a juré d’opposer une résistance farouche aux agitations éhontées de Alain Foka. Pour toucher du doigt l’indignation de beaucoup de Camerounais quant au comportement indigne de leur compatriote journaliste, il suffit d’aller dans les forums sur les réseaux sociaux dans ce pays d’Afrique Centrale, où certains n’hésitent pas à le mettre dans le même panier que Nathalie Yamb, Professeur Nyamsi, Kémi Séba… qui, selon des commentaires pas très tendres, seraient devenus les nouveaux prophètes des analphabètes en Afrique de l’ouest.

Nous avions et avons toujours beaucoup de réserves quant aux gesticulations des uns et des autres sur le soi-disant panafricanisme, et surtout sur la nouvelle trouvaille de Alain Foka qui n’a trouvé que le Togo pour s’installer avec son projet MANSSAH. Il se réclame «panafricaniste» comme c’est la mode, se battrait pour une Afrique un peu plus digne et respectée. Et pour ça il choisit de prendre ses quartiers à Lomé, la capitale d’un pays sous le joug d’une dictature militaro-tribalo-familiale impitoyable, et ce depuis bientôt 60 ans. Les trois pays du Sahel, le Mali, le Burkina et le Niger sont aujourd’hui ceux dont les dirigeants, tous des militaires putschistes, ont pris le devant pour dire merde à la France et à l’occident, pour s’affirmer sans ingérence extérieure, et pour se faire respecter. Cet objectif étant le rêve de tout Africain qui se respecte, c’est naturellement que cette posture révolutionnaire des trois pays de l’AES (Alliance des États du Sahel) ait emballé beaucoup de monde sur le continent noir. Mais l’émotion, propre à l’Africain, et le populisme qui s’y mêlent, sont entrain de faire en sorte qu’un dictateur comme Faure Gnassingbé, qui foule aux pieds chez lui au Togo les droits de l’homme et les règles élémentaires de bonne gouvernance, se soit engouffré dans la brèche pour se dire aussi «panafricaniste». Et comme ceux qui se ressemblent s’assemblent toujours, le journaliste d’origine camerounaise, Alain Foka, désormais démasqué comme un escroc de la plume, se sent à l’aise dans l’entourage des tenants de la dictature chez nous.

Et comme tout finit par se savoir, les rumeurs qui couraient à propos du deal de Alain Foka avec le pouvoir togolais se sont muées en une vérité révoltante le 5 février 2024 à Pya, lors de la non moins révoltante soi-disant commémoration du 19e anniversaire de la mort du sanguinaire Éyadéma Gnassingbé. En effet, le truand camerounais apparaît ce jour-là sur une photo officielle prise lors de la cérémonie, assis tout juste derrière son payeur Faure Gnassingbé, entouré de ministres du gouvernement togolais. Alain Foka a-t-il désormais le rang de ministre au Togo? Tout est possible dans un pays à la dérive sur tous les plans, dans un pays où la morale politique, et la morale tout court, ont foutu le camp depuis longtemps. Ce qui importe pour Faure Gnassingbé et son entourage, c’est le pouvoir à vie, et tout est mis en oeuvre pour atteindre cet objectif. Même s’il faut pour cela gouverner le Togo sans les Togolais, s’il faut pour cela recruter des aventuriers sans vergogne ni scrupules, des mercenaires en col blanc, des voyous de la plume, comme Alain Foka, le régime togolais ne recule et ne reculera devant rien. Surtout que l’impunité est devenue, depuis plusieurs décennies, la marque de fabrique de ce régime. Que ce soit dans le domaine de la violation des droits humains, que dans celui de la corruption et des pillages des ressources du pays à ciel ouvert, personne n’est inquiété, et toutes les institutions mises en place pour contrôler l’action du gouvernement, ne le sont que nom. Surtout que des leaders d’une opposition en déconfiture, au lieu de se soucier des souffrances des populations pour s’unir et s’organiser, ne pensent qu’à des élections qui ne serviront qu’à renforcer l’illusion du vernis démocratique voulu par le régime Gnassingbé.

Pour revenir à Alain Foka et à son rôle obscur, mais très dangereux auprès de Faure Gnassingbé, nous voulons rappeler à l’ancien journaliste à RFI que des intelligences dangereuses, pernicieuses et hostiles au peuple togolais, il y en a déjà plusieurs autour du président de fait du Togo. Des intelligences diaboliques, autour de la présidence togolaise, capables de démontrer que 1 plus 1 n’est pas forcément 2, et que le soleil au Togo ne se couche pas à l’ouest, font voir de toutes les couleurs aux Togolais depuis des décennies. C’est pourquoi nous disons non à ce mercenaire de la plume nommé Alain Foka. Monsieur Alain Foka, le malsain plan qui se cache derrière votre «panafricanisme» et derrière votre machin dénommé MANSSAH est mis à nu. Nous savons désormais que tout ça vous sert d’alibi pour vous enrichir sur le dos des Togolais. Et sachez que les grandes sommes d’argent qui vous sont versées et qui vous servent à mener une vie de pacha, sont volées aux populations togolaises qui végètent dans une misère indescriptible. Le journaliste et blogueur camerounais, Paul Chouta, dont nous avons cité certaines critiques envers Alain Foka, au debut de notre propos, n’y va pas de main morte pour enfoncer le clou contre les agissements irresponsables de son compatriote. Paul Chouta estime que ce comportement de Alain Foka pourrait donner raison à «ceux qui disent qu’il fait ses petites affaires avec les dictatures africaines sur le dos des populations qui aspirent légitimement à la liberté de choisir, puis de congédier leur dirigeants politiques…» Et d’ajouter «qu’il (Alain Foka) a eu une liberté de ton en France lorsqu’il était à RFI, en fustigeant les colons français en France sur un média français. C’est cette liberté de ton qui lui a valu l’audience qu’il a aujourd’hui. FOKA ne pouvait pas tenir un tel discours dans une dictature, et il le sait. Pourquoi est-il si muet sur les souffrances que Paul Biya inflige au peuple Camerounais?»

Qui est vraiment Alain Foka?

Alain Foka est le troisième d’une fratrie de sept enfants. Il est né le 22 juillet 1964 à Douala d’un père officier de police qui meurt peu avant son départ du Cameroun en 1979, et d’une mère au foyer. Diplômé en sciences politiques, en journalisme et en réalisation audiovisuelle, il est lauréat de plusieurs distinctions: Prix Forum de Bamako du meilleur journaliste africain de la décennie (2020), Prix Nelson Mandela du meilleur journaliste (2016) et Prix du meilleur journaliste africain de l’année (2008 et 1999). Il aura passé plus de trois décennies à RFI (Radio France Internationale) à Paris comme producteur et présentateur de plusieurs émissions.

Comme on le voit, Alain Foka est très loin d’être n’importe qui. Il est sans nul doute un des grands journalistes et intellectuels africains de son époque. Mais en tant qu’Africain, ayant vu le jour au Cameroun, un pays qui végète, comme le Togo, depuis plus de quatre décennies, dans une situation politique plus que désastreuse, et vu sa formation et sa carrière professionnelle, Alain Foka ne devrait-il pas connaître plus que quiconque, les dures réalités africaines d’aujourd’hui, que sont les dictatures, la pauvreté, la misère et l’ignorance, pour s’opposer véhément aux régimes autoritaires sur le continent noir et se mettre du côté des populations africaines? Au lieu de cela, Alain Foka fait le choix du mensonge, du gain facile et du déshonneur, en s’alliant avec un régime togolais dont les Togolais ne veulent plus. Désormais démasqué comme voyou et mercenaire de la plume au service d’une des rares plus vieilles dictatures en Afrique, le Camerounais Alain Foka devrait savoir que les Togolais ne veulent pas de lui chez eux, qu’il y est indésirable.

Pour terminer, les Africains ne devraient-ils pas revoir leur copie dans leur lutte pour une émancipation totale, pour ne pas perdre de vue que la France et l’occident ne sont pas forcément les seuls responsables des nombreux problèmes du continent noir, et que des Africains, pas des moindres, comme Alain Foka, pourraient se présenter sous une peau d’agneau et être encore plus dangereux pour la libération et le bonheur des peuples africains?

Samari Tchadjobo
Allemagne

Source : 27Avril.com