Une plateforme des OSC en gestation pour un meilleur suivi des recommandations de l’EPU et des organes de traités

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Le bureau Afrique du centre pour les droits civils et politiques (CCPR), en partenariat avec l’ambassade de Suisse au Togo et les organisations de la société civile (Conseil Episcopal Justice et Paix CDFDH CICCA…), ont organisé en fin de semaine dernière à Lomé une table ronde sur l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations sur les droits civils et politiques formulées par les mécanismes Onusiens à l’endroit du Togo.

En effet, durant quatre (4) heures d’horloges, les participants que sont les professionnels des médias, les acteurs du monde syndical, les confessions religieuses, les acteurs de la société civile, les partis politiques, ont non seulement pris connaissance des mesures déjà prises par l’Etat pour la mise en œuvre des différentes recommandations dans le cadre des organes de traités et aussi de la dernière session de l’Examen Périodique Universel (EPU), définir les règles et principes pour une évaluation indépendante et crédible de la situation des droits civiles et politiques mais aussi et surtout proposer au gouvernement, les mesures additionnelles nécessaires en vue de se conformer aux standards internationaux.

Les différentes thématiques abordées au cours de cette table ronde, notamment les questions liées à l’évolution de la situation des droits civils et politiques au Togo, les principes et règles en rapport avec les mécanismes des Nations Unies, conformes aux standards internationaux en matière des droits de l’homme, les questions des libertés de manifestation et de réunion, les préoccupations relatives à la torture et à l’impunité, étaient entre autre des sujets de réflexion au menu des échanges.

Cette rencontre selon le Coordonnateur bureau Afrique du Centre pour les droits civils et politiques (CCPR), André AFANOU entend « faire le point de l’ensemble des recommandations qui ont été formulées dans le domaine des droits civils et politiques. De façon claire qu’est-ce qui a été fait ?, où est-ce qu’il y a des avancées ? Mais quels sont les domaines dans lesquels, il y a toujours des problèmes ».

En vue d’avoir un point de vue harmonisé ou consensuel sur l’état de la mise en œuvre desdites recommandations et la pertinence des mesures prises, cette activité, selon les organisateurs vise essentiellement à travers un panel d’acteurs de la société civile constitué, à évaluer et à traduire dans la réalité ces recommandations.

« Nous voulons regrouper, les acteurs de la société civile dans ce que nous appelons ‘ le panel watch’, un mécanisme indépendant d’acteurs, d’experts de la société civile qui vont sur la base des indicateurs des Nations Unies, évaluer ce qui a été fait », a déclaré le Coordonnateur du CCPR. Avant de rajouter que « nous espérons simplement que cette évaluation permettra à la communauté nationale, aux médias, à nos compatriotes, d’avoir une idée sur où est-ce qu’il y a vraiment des avancées et où est-ce que le gouvernement doit encore faire des efforts ».

Il faut rappeler qu’en prélude à cet atelier qui a connu la présence des autorités administratives, politiques dont Madame la Secrétaire d’Etat chargée des droits de l’homme Nakpa Polo , les organisations de la société civile , une série de rencontre a été déjà tenue de façon régulière à travers des cadres d’échanges à l’endroit des défenseurs des droits humains pour la promotion et la vulgarisation des recommandations.

Fabien A.

Source : www.icilome.com

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