UNATROT / Après la polémique de 10 milliards FCFA : Les choses se compliquent pour Amah Shérif

« Tous unis pour la vision de l’UNATROT à travers sa refondation qui appelle des réformes profondes », c’est le thème qui a meublé la conférence de presse des membres de l’Union nationale des transports routiers du Togo qui s’opposent au Bureau exécutif accusé de s’appuyer sur des délégués illégaux et illégitimes, les frondeurs préconisent d’ores et déjà des réformes saines pour le développement harmonieux du sous-secteur des transports routiers.

Conformément au 1er alinéa de l’article 6 des statuts relatif au but, l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (Unatrot) a pour objectif «de défendre des intérêts économiques et sociaux de tous les membres de la profession sans discrimination». Pourtant le bureau exécutif est passé à côté en violant le statut et les objectifs dudit syndicat.

Ainsi, devant les hommes de médias ce mardi 31 août 2021 à Lomé, la majorité des membres a démontré son mécontentement en dénonçant vivement la corruption de certains membres et la mauvaise gestion du Bureau dirigeant notamment non application des règles élémentaires de gestion d’une organisation à savoir la transparence, la participation, l’inclusion, la démocratie, qui a entraîné une gestion autocratique et opaque des ressources financières de l’Union (recettes des tickets de voyages et des droits de chargement) avec redditions des comptes au mépris des textes.

A en croire les membres contestataires le 09 septembre 2014, les textes fondamentaux de l’UNATROT ont été révisés lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire exclusive à Atakpamé présidé par Président national de l’UNATROT, El Hadj Shérif Aklisso AMAH. Cependant, ces textes révisés leur privent de droit de contrôle de l’action des dirigeants, de surcroît l’exercice du droit de grève reconnu par la Constitution et le Code du travail du Togo.

Cherchant à régler les litiges internes qui minent le syndicat, le Président national a été sollicité par la grande majorité des transporteurs , mais ces derniers ont été violentés et agressés par certains miliciens munis des machettes et des armes blanches dans le bureau du président le 12 avril 2021.

«Nous assistons à des injustices sociales, à des frustrations due à la violation permanente de nos droits qui se traduisent par la mise en place d’un système de discrimination et la mauvaise gestion des marchandises qui arrivent au port autonome de Lomé pour des destinations différentes qu’assurent les transporteurs privilégiés sans respecter l’ordre d’arriver inscrit au tableau d’affichage» dénonce les contestataires.

Déterminés à faire entendre leur voix, les transporteurs annoncent une grève d’avertissement d’une semaine à compter du mercredi 08 septembre au mercredi 15 septembre 2021.

Les membres dénoncent également «l’usurpation du titre de transporteurs» par des délégués illégaux et illégitimes sans camion qui ne répondent pas aux critères d’éligibilité de l’article 26. Il s’agit des sieurs: Hountondji Komlan (coordinateur), Banissan Kokou M., Koudaya Mawudoé, Bede Agbota, Dotsou Kodjo, EL-Hadj Dermane Arimiyao, EL-HADJ Korodowou Issa, EL-HADJ Agoulou A. Idrissou, EL-Hadj Bourima Aboudou, EL-Hadj Mohamed Aminou.

Par ce différend, digne d’un feuilleton à plusieurs épisodes, la gestion très décriée de Shérif Amah de l’Union, selon les informations, fait ainsi face au cinquième groupe de frondeurs. Et d’autres s’annoncent également en perspective.

Notons, que l’UNATROT, syndicat des Patrons tire sa base institutionnelle dans les instruments juridiques qui gouvernent le monde syndical au Togo et ailleurs dans le monde entier.

Source : Fraternité / fraternitenews.info

Source : 27Avril.com

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