Un universitaire interpelle Dodzi Kokoroko sur son « titre de professeur titulaire »

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Le feuilleton juridique entre le président de l’Université de Lomé, Dodzi Kokoroko et son confrère, le Béninois Victor Topanou, ne cesse de révéler au monde universitaire des deux pays des faits inédits. La dernière, c’est l’interpellation d’un universitaire, sous forme de lettre ouverte M. Kokoroko, sur son titre de professeur titulaire en droit public et sciences politiques. Lisez plutôt !


LETTRE OUVERTE

Au Professeur Dodzi KOKOROKO,
Président de l’Université de Lomé

Mon cher Président,

Il est temps que vous puissiez dire à l’opinion et à la communauté universitaire si l’accusation d’usurpation du titre de professeur titulaire en droit public et sciences politiques lors de votre nomination par décret présidentiel relève d’une erreur administrative ou d’une volonté délibérée de tromper.

En effet, je suis rentré il y a quelques jours d’une mission de Cotonou et les discussions avec mes collègues du Bénin ont très vite été orientées vers la plainte en diffamation que vous avez portée à l’endroit de leur confrère béninois, M. Victor TOPANOU, Directeur de l’école doctorale des sciences juridiques, politiques et administrative. Les collègues béninois racontent que vous aviez porté plainte à Cotonou et à Calavi contre M. TOPANOU pour diffamation et les audiences étaient prévues les 17 et 19 octobre 2018. Le 17 octobre, ni vous ni vos représentants n’étaient présents à l’audience de Cotonou et dans la journée du 17 vous avez annulé la procédure en procédant, par voie d’huissier au retrait de la plainte. Ils se sont littéralement moqués en m’informant que vous aviez même envoyé un huissier pour rappeler à M. TOPANOU qui s’était procuré une copie de votre attestation de titularisation par le CAMES, qu’il s’agissait là d’un acte administratif individuel et personnel. Et vous avez de surcroit exigé toujours par voie d’huissier que M. TOPANOU vous dise comment il est entré en possession de votre attestation. Vous auriez même adressé au Secrétaire Général du CAMES un courrier dans ce sens, donnant alors l’impression de ne pas contester l’authenticité du document mais de vous focaliser sur l’origine de « la fuite ».

Monsieur le Président, vous êtes une grande personnalité et cette saga judiciaire n’honore ni votre personne, ni notre institution universitaire que vous représentez jusqu’au-delà des frontières. Face aux railleries de nos collègues, j’avoue que je n’avais aucun argument pour vous défendre. Il est temps je crois, que vous preniez l’initiative de rendre publique votre attestation de titularisation afin de clore définitivement ce débat.

Comptant sur votre sagacité juridique, je sais que vous ne manquerez pas d’apporter la lumière sur cette affaire qui a suffisamment éclaboussé notre institution.

Je vous remercie

Un universitaire

Source : www.icilome.com

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