Un exemple de cohabitation pacifique

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C’est du moins ce que l’on est tenté de conclure à la suite d’une visite de terrain effectuée la semaine dernière qui a permis de toucher du doigt comment la société membre du groupe Heidelberg Cement s’y prend quant au respect de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. De cette cohabitation qui a commencé depuis 2014, les deux parties ne nient pas qu’il ait existé des problèmes mais visiblement le dialogue a prévalu et a porté ses fruits aussi bien pour les populations dont les terres sont réquisitionnées pour l’exploitation du Calcaire et aussi pour cette société membre de la représentation du Groupe allemand Heidelberg Cement au Togo.

Des réalisations en faveur des populations

Pour parvenir à cette accalmie qui doit être une prescription à toutes les entreprises qui ont besoin d’exploiter les richesses minières du Togo, il faut revisiter les quelques réalisations déjà faite par Scantogo et celles qui sont en voie de réalisation. Entre autres, on peut noter la construction de bâtiments et d’appâtâmes scolaires, des latrines de forages d’eau potable, de dalot, et de magasin pour abri aux plateformes solaires dans plusieurs villages du canton de Tokpli et Sika Condji, dont Adabiam, Gnenda condji, Ziome Condji, Logokpo, Takpagni condji, Kpokou Condji, Ahlémégni condji, Atatakpamédé, Adabadji condji, Awesso condji, Akladjénou, Afikou condji, Sédomé…

Parallèlement à ces réalisations qui rentrent plus dans l’infrastructurel, il est relevé aussi bien par les populations par l’entremise du président du Comité Cantonal de Développement (CDD), Kossi Sika, que par le responsable de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et responsable de la Fondation Heidelberg Cement, Koamy Gomado, des dons de tables bancs, d’ordinateur, d’imprimante ont été faits aux établissements scolaires dans certains villages également et des distributions de fournitures scolaires ont été faites. « Une dizaine de forages, des kiosques solaires dans 10 villages à gestion communautaire, qui permettent de charger leur portable, les lampes solaires mises à disposition, nous avons aussi fait certaines actions comme la formation des nouveaux bacheliers à travers les bourses Scantogo qui coûte 1,35 million de F cfa par étudiant, 11 étudiants ont déjà bénéficié de cette bourse pour se former au CMFI pour 14 mois. Des appuis financiers aux jeunes étudiants pour leur inscription au Campus de Lomé. Il y a l’électrification rurale qui nous coûte 329 millions F cfa y compris l’étude d’impact et les frais du Cabinet Conseil qui nous suit dans la réalisation ce projet. Nous comptons amener la moyenne tension et la basse tension au niveau du canton… Il y aura donc des lampadaires publics et nous allons électrifier les établissements scolaires qui sont dans la zone et les domiciles des chefs de villages. Toutefois, ce ne sera pas Scantogo qui va prendre en charge les frais de consommation. Il ne s’agit pas seulement d’apporter des lampadaires, mais permettre le développement. Comme quoi, on ne peut pas parler de développement d’une société sans l’électrification. Certes c’est une zone agricole mais les projets de transformation des produits agricoles ont aussi besoin de cette électrification », c’est ce qu’a confié M. Gomado.

Et les actions ne s’arrêtent pas là. Il est fait état d’un accompagnement à l’Union des Groupements Agricoles. Il est indiqué qu’il s’agit d’une union que « nous-mêmes nous avons accompagné pour son installation et sa formation. Et on l’a doté d’un tracteur agricole et chaque année en saison agricole, on leur octroie une subvention (entre 7 et 8 millions de F cfa chaque année) qui à leur niveau les répartissent entre les groupements sous forme de crédit afin de permettre à l’union de s’autofinancer ».

Quid de la réhabilitation des terres ?

Au plan environnemental, il faut noter que l’on y pense également. Sur certains hectares de terrains déjà exploités, pouvait-on constater des forêts d’arbres qui sont plantées après le remblayage.

Aussi, d’autres terrains qui ont fait l’objet de découverture et d’extraction du gisement qui est le calcaire, on pouvait voir un début de remblayage afin de procéder à la mise en terre de jeunes plants pour redonner vie à ces terres, en attendant qu’elles ne soient rétrocédées à leurs propriétaires.

Dans la dynamique d’une telle activité qui selon les dires de la Fondation Heidelberg Cement, coût environ 15 millions de F cfa chaque année à Scantogo, il y a Une pépinière de Heidelberg Cement qui a été mise en place. Elle se charge avec des jeunes rompus à la tâche de jardinage de mettre à disposition des jeunes plants qui seront utilisés pour le reboisement.

Une suite qui promet

Toutefois, au-delà de tout ce qui précède et qui démontre l’effort fourni par la société pour être en phase avec la RSE, on peut comprendre à suffisance que les populations en demandent toujours. C’est ce qui ressort des mots du président du CCD, M. Sika, qui bien que reconnaissant que les relations avec Scantogo sont bonnes, a indiqué, « si les villageois demandent cinq choses et que tu leur fourni trois, ils ne sont pas encore satisfaits ». Et de poursuivre, « nos besoins sont dans tous les domaines, et sont discutés avec la Fondation ». Tout en se désolant de ce qu’il reste encore beaucoup à faire quant aux promesses de recrutement des jeunes du milieu par Scantogo, il se réjouit de ce que, « avec l’actuelle équipe dirigeante, les choses évoluent dans le bon sens » et espère en tout cas la satisfaction des besoins des populations afin que cette cohabitation enviée par certains puissent se poursuivre à la grande satisfaction de toutes les parties.

Une position qui est bien partagée par le responsable de la RSE de Scantogo qui, pour sa part, ne doute pas de ce que tout sera mis en œuvre pour la satisfaction des doléances des populations, vu que l’actuel Directeur général, en la personne d’Eric Goulignac, ait pris à bras le corps la question sociale ».

Pour un récapitulatif sur comment cette machine sociale a été mise en place, il a confié que Scantogo avait signé une convention avec l’Etat togolais, titré « Convention d’investissement » et que dans cette convention, il a été mentionné la création d’une fondation, la Fondation Heidelberg Cement alimentée par un budget de 150 millions F cfa par an. Un budget qui doit s’augmenter de 10 millions de F cfa chaque année pour atteindre un plafond de 250 millions de F cfa. Donc Scantogo avec les autres sociétés, à savoir Cimtogo et Granutogo se sont associées pour créer le 19 mars 2014, la fondation Heidelberg Cement. L’objectif principal c’est d’accompagner de façon participative la population dans son processus de développement. Et pour faire face aux besoins des populations, chaque année, un atelier de planification avec la population, était pour discuter des ouvrages et des besoins auxquels on doit apporter des solutions. La population dit ses besoins et ensemble on planifie et on met en exécution. Ce qui a porté ses fruits depuis 2015. Promet M. Gomado, « il y a pas mal d’actions, et nous n’allons pas nous arrêter et de façon toujours participative, nous allons toujours travailler avec les comités locaux pour un épanouissement de la zone ». Désormais, à l’entendre parler, l’intervention de la fondation se fera désormais à travers un plan de développement de la zone, étalé sur 5 ans et dont Scantogo a financé l’élaboration.

T228

Source : telegramme228.com

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