Trimua: ‘Faure Gnassingbé est au-dessus du dialogue’

Trimua: 'Faure Gnassingbé est au-dessus du dialogue'

Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé veut-il aller au référendum avec le projet de loi de révision constitutionnelle adopté par le conseil des ministres le 5 septembre ? «Non», répond Christian Trimua, ancien secrétaire d’Etat, aujourd’hui un conseiller du chef de l’Etat.

« Le président n’a jamais dit dans son discours qu’il allait soumettre au référendum le texte qui a été voté par le Parlement. Il a dit que le peuple doit être consulté. Cela veut dire que quelle que soit l’issue du dialogue, nous irons au référendum », a-t-il déclaré ce jeudi dans l’émission « club de la presse » de la radio Kanal FM.

Mais, c’est dans le cas où le référendum accouche d’une souris que ce projet de révision de la Constitution suivra son petit bonhomme de chemin, a-t-il précisé puis d’ajouter que la procédure sera achevée. « Des acteurs ne peuvent plus se réunir dans un coin et que le peuple n’y ait sa main », lance M. Trimua.

Au cours de l’émission radiophonique, la question de la contestation même du chef de l’Etat par la rue a aussi été évoquée, sujet que ce dernier n’a pas abordé dans son message à la nation. Ce sujet sera-t-il traité au cours du dialogue ? Pour Christian Trimua, le chef de l’Etat n’est pas partie prenante au dialogue ; il est au-dessus de ce dialogue. Il va plus loin en disant que le président de la République est une institution.

« Nous n’irons pas à un dialogue pour négocier le départ immédiat ou un engagement futur du chef de l’état à partir, il faut que les gens sortent cela de la tête », a-t-il prévenu.

Faure Gnassingbé, selon lui, recevra avec son gouvernement les conclusions du dialogue et les mettra en œuvre selon les indications qui auront été données.

Pour ce docteur en droit public, la substance du problème togolais se trouve dans la limitation de mandat et l’élection à deux tours du président de la République. « A partir du moment où la limitation de mandats a été cédée, toutes les autres questions sont périphériques et qui trouveront solution rapidement dans un dialogue », a-t-il estimé.

Les autres questions importantes à débattre au cours du dialogue sont, d’après M. Trimua, la recomposition des institutions et les garanties électorales. A en croire ce collaborateur de Faure Gnassingbé, la question de la médiation est un sujet secondaire du dialogue.

Kofi Telli

Source : www.icilome.com

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