Togo : quand l’OTR forme les journalistes contre la corruption…


Des journalistes du grand Lomé ont démarré ce jeudi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), une formation de deux jours pour mieux contribuer à la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent au Togo, a constaté une journaliste de l’Agence savoir News.

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Les travaux ont été ouverts par Bertin Assan (préfet de Kloto), en présence de Fabrice Petchezi (président de l’Observatoire togolais des médias/OTM).


La rencontre est organisée par l’Association MéToCoB (Médias togolais contre la corruption et le blanchiment) avec le soutien de l’Office togolais des recettes (OTR).

Selon Michel Tchadja (président de MéToCoB), cet atelier a pour objectif de contribuer à valoriser les productions médiatiques liées à la corruption et aux infractions assimilées.

« Il s’agit de former les journalistes sur les façons d’aborder les questions de corruption et d’infractions assimilées, les aider ainsi que leurs médias, à s’investir plus dans la couverture des faits liés à la corruption, aux infractions assimilées et le civisme fiscal. Une fois outillés, ils pourront à leur tour transmettre les acquis à un plus grand nombre de journalistes, pour une lutte efficace et soutenue », a-t-il souligné.

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De son côté, le président de l’OTM s’est réjoui de la tenue de cette rencontre dont la thématique est plus que d’actualité.

« La corruption et le blanchiment d’argent sont deux fléaux qui font mal à nos économies. Et cette lutte ne peut se faire sans la contribution des médias appelés à juste titre 4ème pouvoir », a précisé Fabrice Pétchézi.

Il a émis le vœu que cette formation soit profitable à tous les journalistes et se ressente dans leurs écrits.

Pour le préfet de Kloto, « la corruption et le blanchiment d’argent constituent une gangrène pour l’économie nationale, et nous devons sensibiliser les populations à tous les niveaux ».

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« La corruption est le fait de proposer, donner recevoir solliciter, un avantage ou objet de valeur à son profit ou au profit d’un tiers pour inciter une personne à exercer une action, ou à rétribuer un acte condamnable », a expliqué Arnauld Mabeza Ekpawou (OTR).

Selon ce dernier, les recettes fiscales ont presque doublé depuis la création de l’OTR. L’Office a mobilisé 779,8 milliards F.CFA de recettes en 2021 contre 652 milliards F.CFA en 2020 et 624 milliards de F.CFA en 2019.

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Avant la mise en place de l’OTR, le pays avait collecté 415 milliards de F.CFA.

Rappelons que l’OTR s’est doté d’un programme anti-corruption. L’office affiche une tolérance zéro à l’égard de ce fléau à travers des outils de dénonciation dont un numéro vert (8280) et une plateforme [email protected] accessible.

Avec Savoir News



Source : Togoweb.net