Togo : Le Ministère de l’Action Sociale existe-t-il toujours ?

ministre Action sociale Tchabinandi Kolani-Yentchare

C’est l’un des départements ministériels quasi-inconnus de la majorité des Togolais. Dirigé depuis cinq ans par Tchabinandi Kolani-Yentchare, le Ministère de l’Action sociale de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation échappe à l’attention. Pourtant, il a de quoi être au premier plan.

Organiser l’assistance de l’Etat aux personnes vulnérables ou démunies, s’assurer que les programmes d’alphabétisation, de post alphabétisation et d’éducation non formelle élaborés sont en adéquation avec les besoins de formation des jeunes et des adultes, initier des actions visant à atteindre les exclus du système d’éducation formelle, réaliser des études périodiques susceptibles d’orienter ou de réorienter la politique du gouvernement et les actions des organisations non gouvernementales, des associations et des partenaires, assurer la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de promotion du genre et de l’autonomisation de la femme etc… telles sont quelques missions et attributions du Ministère de l’Action sociale de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation. Des missions multidimensionnelles d’actualité dans un pays où les inégalités sont de plus en plus grandes et les femmes continuent de jouer les seconds rôles malgré quelques coups d’éclats individuels. Par conséquent, ce département devrait crever l’écran avec des projets et propositions innovantes pour répondre aux besoins des populations. Mais, c’est plutôt par son anonymat qu’il se fait remarquer.

Un ministère invisible…

La dernière apparition de ce Ministère dans l’actualité remonte au 30 juillet dernier. C’était à l’occasion de la célébration de la 58ème édition de la Journée de la femme africaine. A la veille de cette journée, la patronne de ce ministère, Tchabinandi Kolani Yentcharé a livré un message diffusé sur la chaine nationale, TVT. Un exercice plus que formaliste.

Mais justement dans ce message, la ministre a fait une déclaration importante mais qui est presque passée inaperçue. « Nous sommes particulièrement interpellés par rapport à la situation des femmes ; elles méritent en cette période difficile, non seulement une meilleure protection de leurs droits, mais aussi que soient prises à leur profit des initiatives pertinentes et innovantes, susceptibles de garantir leur autonomisation », a déclaré Kolani Yentcharé. En effet, la ministre demande que des initiatives pertinentes et innovantes soient prises au profit des femmes en cette période de pandémie. Mais alors l’on se demande par qui ? Quand on sait et comme susmentionné que c’est à son ministère que revient la responsabilité de prendre des initiatives en faveur des femmes et plus généralement des couches défavorisées.

Sur ce point, le Ministère de l’action sociale de la promotion de la femme et de l’alphabétisation est totalement léthargique. Officiellement, sur les dernières années aucune proposition de loi ou de projet d’envergure ne porte le sceau de ce département. Tchabinandi Kolani Yentcharé ne se fait voir que lors des rares cérémonies de remises de don à certains sinistrés ou encore à l’occasion des journées internationales concernées par son déplacement où elle délivre des messages souvent sans suite. Des messages dans lesquels, elle se limite à faire la liste des actions du gouvernement sans de nouvelles propositions. Ne serait-ce que pour susciter le débat et faire en sorte que le ministère remplisse convenablement ses missions.

Surtout dans cette période marquée par la pandémie de coronavirus où les inégalités s’accroissent, les couches vulnérables pâtissent et les femmes ne savent plus à quel saint se vouer. D’ailleurs, jusqu’à présent, le ministère de la Promotion de la femme n’a initié aucune étude pour mesurer l’impact de la pandémie sur les couches vulnérables et les femmes. Pourtant, celle-ci pouvait lui permettre d’initier des projets efficaces pour venir en aide à toutes ces personnes qui subissent les conséquences néfastes de la crise sanitaire actuelle.

A titre d’exemple, pour la journée internationale de la femme africaine, le programme concocté par le ministère la promotion de la femme se résume en trois points : une réunion virtuelle de partage avec les ONG et associations sur le thème de la journée, l’enregistrement du message télévisé de madame la ministre et une séance de sensibilisation au cours de l’apothéose suivie de la remise de matériel et de l’appui financier à un groupement féminin. C’est tout.

L’autre preuve de l’immobilise de ce ministère c’est son site internet sensé relayer ses activités. Sur le site dénommé actionsociale.gouv.tg, dans le fil de l’actualité, la dernière publication date du 29 juillet 2020. Et c’est le Tdr de la journée de la femme africaine. Dans le fil de l’actualité, la date du dernier article publié remonte à début mars 2020. Il porte sur un autre message de la ministre à l’occasion de la journée internationale de la femme. Toujours dans ce fil, la dernière action concrète de ce département ministériel date d’octobre 2019, mois au cours duquel a été effectuée la deuxième édition de la campagne nationale de lutte contre la traite des enfants au Togo.

A la question, le Ministère de l’action sociale de la promotion de la femme et de l’alphabétisation existe-t-il toujours ? On ne peut que répondre par l’affirmatif mais il est tellement invisible sur le terrain et absent des débats qu’on le croyait inexistant. Et pour preuve, pour retrouver une apparition publique de la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, il faut remonter au 24 juin 2020 lors de la remise officielle d’un lot de vivres et non-vivres au ministère de l’Action sociale par l’Ambassade de Chine au Togo. De quoi s’interroger sur la vrai raison d’être de ce ministère.

Source : Fraternité

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Procès Fabrice Adjakly vs Ferdinand Ayité : La peur a changé de camp !
Posted on 7 août 2020 Author admin Commentaires fermés sur Procès Fabrice Adjakly vs Ferdinand Ayité : La peur a changé de camp !

Préalablement programmé sur le 12 août, le procès attenté par Fabrice Adjakly contre Ferdinand Ayité, dans l’affaire «Pétrolegate» est repoussé sur le 19 août prochain. Un nouveau développement qui en dit long sur l’issue de cette affaire qui suscite tant de débats.

Du 12 au 19 août…

C’est par note transmise lundi à la rédaction du journal l’alternative, par l’huissier de la partie plaignante, que l’information a été portée à la connaissance de la partie adverse. Le parquet a décidé du report, sur le 19 août prochain, du procès qui fait suite à la plainte de Fabrice Adjakly mis en cause par le journal L’Alternative, dans l’affaire des 500 milliards FCFA qui seraient détournés dans la commande du pétrole au Togo.

Une semaine donc pour permettre aux uns et autres de peaufiner leurs armes en vue de mieux attaquer ce sujet qui promet de grands déballages à couper le souffle.

Partie remise

Si au niveau de la rédaction du journal l’Alternative, l’on se montre plus rassurant, au regard de la panoplie de preuves à sa disposition, ce report semble visiblement dénoter d’un malaise en cours dans la partie plaignante. «Ça commence ça. Et à cette allure, que l’on ne soit pas surpris que cette affaire soit, chemin faisant, classée sans suite ou que la plainte soit retirée», ironise un acteur de la société civile. Plus loin, persiste un autre défenseur des droits des consommateurs : «Qu’ils veulent ou non, la vérité se saura. Ce qu’ils ont commencé, ils n’ont qu’à avoir le courage de le terminer!», commente, pour sa part, un défenseur du droit des consommateurs.

Tout compte fait, les togolais s’impatientent. À l’unanimité, femmes, hommes, personnes âgées, jeunes et enfants espèrent vivement que la vérité soit dite et que les responsabilités soient situées. Ce report n’est donc que partie remise.

Sale temps pour les délinquants économiques

Cette attente sans pareille constitue, de fait, une sorte pression supplémentaire sur l’ensemble des acteurs mis en cause. Lesquels se rendent certainement compte, à tête reposée, le chaudron sur laquelle ont mis pied. Sauf que le processus semble irréversible, au regard de toute l’ampleur que revêt le sujet aux yeux des togolais qui en ont marre des délinquants économiques qui siphonnent, à loisir et dans une impunité déconcertante, l’économie du pays.

La Lct, l’autre casse-tête

Visiblement, la peur et l’inquiétude ont changé de camp. En effet, la sérénité dont faisait preuve la partie plaignante au debut se trouve aujourd’hui douchée lorsqu’on apprend qu’outre l’audit commandité par le ministre en charge du commerce, la Ligue des Consommateurs du Togo (Lct) vient aussi de se constituer en partie civile dans cette affaire. Autrement, Emmanuel Sogadji et son association de défense des consommateurs portent plainte contre le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (Csfppp) et son ancien Directeur financier, Fabrice Adjakly. Plus que jamais, le processus de rétablissement de la vérité est plus qu’irréversible en sens ce sens qu’aucun subterfuge tendant à diverstir l’opinion ne saurait prospérer.

Plus que jamais solidaire

Pour ce qui concerne votre Journal FRATERNITÉ, «Leur combat- notre combat», avions-nous déjà titré. Toute la rédaction reste fidèle à son légendaire leitmotiv depuis le début de cette affaire, celui de l’éclatement de toute la vérité. Elle témoignage donc toute sa Solidarité à Ferdinand Ayité et l’ensemble des acteurs engagés pour la cause nationale, loin de tout mercenariat au service du pécuniaire.

Source : Fraternité

Source : 27Avril.com

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