Togo: fin de course pour des présumés révolutionnaires

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La police togolaise a présenté une vingtaine de personnes mardi à Lomé. Accusées d’être les auteurs des évènements du 23 novembre dernier, les personnes en question ont été arrêtées à la suite des enquêtes lancées par les autorités togolaises après la tentative d’insurrection armée. Les mis en cause seraient des membres du mouvement « Tigre révolution ». Les autres membres du groupe estimés à des centaines sont activement recherchés.

18, c’est le nombre total de personnes arrêtées par la police togolaise suite à l’attaque des forces de l’ordre et de sécurité le 23 novembre dernier. Attaque qui a causé la mort d’un gendarme alors qu’on déplore 3 autres gendarmes et 1 policier blessés, et 4 fusils AK47 emportés. Sans oublier les dégâts matériels.

La Police togolaise vient de démanteler le réseau. Suite à une enquête ouverte, 18 personnes ont été arrêtées dont 15 à Lomé, 2 à Sokodé et 1 à Sogankopé au Ghana.

Ces personnes sont présentées comme des membres du mouvement « Tigre Révolution », une organisation déterminée à déstabiliser les Institutions de la République.

« En dehors de Lomé et de Sokodé, le groupe a des composantes à Anié et à Tchébébé, chargées de bloquer la Route nationale n°1 par des barricades en entassement de camions et véhicules », déclare le Directeur général de la Police nationale, Yaovi Okpaoul.

« Tigre Révolution » aurait été créée il y a moins d’un an par un certain Madjidou Toure alias « Master Tiger », un togolais résidant en Belgique. Les membres du mouvement auraient été recrutés au cours des réunions du Parti national panafricain (PNP). Les recrues sont intégrées dans une plateforme WhatsApp et sont invités par la suite à des réunions discrètes mais doivent préalablement jurés sur le coran de ne jamais trahir.

La Police note qu’il y a des adhérent du mouvement un peu partout sur le territoire togolais dont Lomé, Sokodé, Tchamba, Anié, etc. Toujours selon le Lt-Col, Yaovi Okpaoul, plusieurs réunions ont été tenues au domicile d’un certain Awali qui est le n°2 du groupe et son premier responsable résidant au Togo.

« Le groupe comptait faire une révolution nationale afin de déstabiliser les Institutions de la République en 3 jours. Le période du 23 au 26 novembre 2019 a été retenue et communiquée à tous les membres du mouvement », ajoute l’officier supérieur.

La Police précise qu’avant le 23 novembre dernier, des membres du mouvement ont bénéficié d’une préparation mystique auprès de 2 marabouts. Des tenues ont été préparées par le marabout Awali pour protéger les membres contre les balles.

Et quant à leur armement, chacun devait venir avec ce qu’il a sa disposition. Toutefois, la police togolaise indique que dans le groupe, se trouvent des personnes capables de manipuler les armes classiques des forces de défense et de sécurité et devaient utiliser immédiatement les armes récupérées chez les soldats. Des chauffeurs de toute catégorie étaient également prêts à bloquer la circulation avec leurs engins pour empêcher les interventions des forces de l’ordre et de sécurité.

Le Directeur général de la Police indique que l’enquête suit son cours et doit permettre de mettre la main sur les plus de 250 personnes concernées.

Source : www.cameroonweb.com

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