Togo-Félix Auger-Aliassime serait footballeur qu’il aurait une autre considération

Il est né le 08 août 2000. Il fait partie des meilleurs parmi les jeunes qui tentent de mettre fin à la domination, depuis deux décennies environ, du trio magique que constituent, en tennis masculin, Federer, Nadal et Djokovic (à eux trois, un total de 60 trophées de grand chlem, 20 pour Federer, 20 pour Djokovic et 21 pour Nadal), il est canadien, s’appelle Félix Auger-Aliassime, né d’une mère canadienne, Marie Auger, et d’un père togolais, Sam Aliassime.

Hier (dimanche 29 mai 2022, NLDR), en plus de quatre heures, il avait offert, avec et contre Nadal, le maître de Roland Garros, peut-être le plus beau match de la quinzaine parisienne de la Terre battue. J’aime Nadal, je préfère la finesse de Federer, mais j’aime ce joueur pour qui, même sur une seule jambe, rien n’est jamais fini tant que le dernier point n’est pas gagné contre lui. Mais, hier, par un chauvinisme compréhensible, l’adversaire ayant un père togolais, j’avais souhaité sa défaite. Oui, j’avais souhaité la défaite de Nadal. Félix-Auger l’avait contraint à jouer, dès les 8e, cinq sets, et quels sets, de toute beauté – il faut deux joueurs, deux vrais, pour offrir un beau match – mais n’avait pas réussi à le faire tomber, l’expérience avait parlé.

Si Félix-Auger avait été un joueur de football, les Togolais l’auraient déjà élevé au rang de leurs divinités mortelles, mais pratiquant un sport moins populaire, il est pour le moment un inconnu ou presque dans le pays de son père, alors qu’il fait partie des meilleurs du monde.

Sami Tchak

Le titre vient de nous

Source : icilome.com

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