Togo-Dr Christian Spieker : « Il ne faut jamais accepter cette démarcation de la frontière Ghana-Togo »

L´information mise sur ce site icilomé en date du 18 avril 2022 dont le titre est :”Bientôt la démarcation de la frontière Ghana-Togo“, a attiré mon attention très rapidement. De quelle frontière s´agit-il? Selon son contenu dont je cite une partie: “Le général de division de la commission des frontières du Ghana, Emmanuel Kotia, a déclaré que des plans sont en cours pour la démarcation des différents points d´entrée également connus sous le nom de piliers entre le Ghana et le Togo“. Sans doute une information parue dans l´un des journaux du Ghana. Je remercie ce journaliste bilingue du site icilomé qui nous rapporte les actualités ghanéennes surtout si ça touche la frontière Ghana-Togo ou le Togo britannique. L´information est fiable car elle est retrouvée aussi sur le site gouvernemental republicoftogo.com.

Je dois dire d´emblée qu´il ne faut pas que les autorités ghanéennes abusent des autorités togolaises. Si elles sont patriotes, nous,Togolais, nous le sommes aussi. En tout cas, c´est le moment pour nos autorités togolaises de leur prouver aussi notre patriotisme car les autorités ghanéennes ne vont pas nous duper deux fois. Le gouvernement de Kwame Nkrumah en complicité avec le Royaume-Uni, son colonisateur, avait fait organiser un référendum bidon et gagné d´avance le 9 mai 1956 avec la complaisance aussi de l´ONU pour faire rattacher le Togo britannique à la Côte-de-l´Or, actuel Ghana. Ils nous ont pris non seulement cette partie ouest de notre territoire, une bande de terre qui longe jusqu´au Nord du Togo à hauteur du Dapaong, mais aussi nos frères et soeurs qui habitaient sur cette partie avant le 9 mai 1956. Nous allons remettre ce référendum en cause car en plaçant le Togo sous mandat de la SDN après la défaite de l´Allemagne en août 1914 et confiant la tutelle administrative à la France et au Royaume-Uni, les alliés vainqueurs au Togo, il n´était nulle part dit que l´un des deux pays administrants pouvait intégrer le Togo placé sous sa tutelle administrative dans sa colonie pour le gérer comme s´il était sa colonie. Le Togo avait bel et bien un statut spécial. Ce que la France n´avait pas fait en intégrant le Togo français au Dahomey, le Royaume-Uni n´avait pas non plus le droit de le faire en intégrant le Togo britannique dans la Côte-de-l´Or comme si´c´était une seule colonie et l´ONU avait malheureusement laissé faire. C´est ça qui avait entraîné tout cela car les Togolais du Togo britannique ont vécu dans la Côte-de-l´Or et sont gérés ensemble avec les Ghanéens près de 40 ans avant ce référendum de 1956. Or, au moment de ce référendum, Kwame Nkrumah était Premier ministre de la Côte-de-l´Or et faisait tout pour que le Togo soit rattaché à son pays, surtout qu´il avait l´ambition de construire le barrage hydroélectrique d´Akossombo sur le fleuve Volta qui traverse le Togo britannique. Au même moment aussi dans le Togo français, Nicolas Grunitzky qui ne voulait pas l´indépendance et l´unification des deux Togos, était aussi le Premier ministre. Donc, ceux qui militaient pour l´unification étaient coincés aussi bien à la Côte-de-l´Or par Kwame Nkrumah qu´au Togo français par Nicolas Grunitzky et ses amis d´UCPN. Comment les partisans de l´indépendance et de l´unification pouvaient-ils gagner le référendum dans ces conditions alors que le pouvoir se trouvait entre les mains de leurs adversaires des deux côtés? C´est impossible. Donc, quand on dit que les Togolais du Togo britannique ont choisi le rattachement à la Côte-de-l´Or le 9 mai 1956, je vous dis que c´est faux. Ils n´ont pas choisi. C´est un rattachement imposé à eux. Le moment est venu de le remettre en cause. C´est mon combat politique.

Seule notre Unité sans distinction, peut nous permettre d´atteindre cet objectif noble pour notre pays.

Aujourd´hui encore les autorités ghanéennes veulent nous duper. Non, l´histoire ne va pas se répéter en leur faveur. Nos autorités togolaises ne peuvent pas se permettre de commettre les erreurs politiques que Nicolas Grunitzky et ses amis d´UCPN (Union des chefs et populations du Nord-Togo) ont commises. Je compte sur leur patriotisme et j´ai confiance en elles.

Certains de nos compatriotes continuent par croire que le Togo britannique concerne seulement les éwés alors que cette partie du Togo britannique au Nord est habitée aussi par les tribus qui sont nos frères et soeurs tels que: Manproussis, Dagombas, Nanoumbas, Konkombas, Mobas, Tchokossis, Boussangas, Koussassis et Goudjas. Même sans les connaître, je les considère tous comme nos compatriotes qui sont devenus ghanéens contre leur propre gré depuis mai 1956.

Donc, ce général ghanéen Emmanuel Kotia dont le nom est cité comme auteur de cette déclaration, n´a qu´à se montrer prudent. La question pour nous, Togolais, ce n´est pas la démarcation des frontières Ghana-Togo mais la reprise de notre territoire Togo britannique qu´ils nous ont pris avec nos frères et soeurs qui s´y habitaient. L´accessoire suit le sort du principal. Donc, le jour que cette partie du Togo nous reviendra, tout ce qui s´y trouve aussi, comme par exemple le barrage d´Akossombo hydroélectrique construit sur la Volta nous reviendra de droit. C´est surtout ce projet en vue, qui a poussé Kwame Nkrumah à rattacher cette partie de notre pays au leur. Ils vont le vomir. Moi, je suis rentré en politique et le Togo britannique est l´une de mes visions politiques. Cher Président, pour tout le respect que j´ai pour vous, il ne faut jamais accepter cette démarcation de la frontière Ghana-Togo, sinon l´histoire vous jugera. Il faut traîner les pas jusqu´à ce que je rentre pleinement en politique et je ferai de ce dossier un combat politique. Si vous acceptez cette démarcation, nous n´aurons aucune chance pour reprendre le Togo britannique plus tard par des moyens légaux car en tant que Chef de l´Etat, vos décisions vont nous lier et nous seront opposables. Ils nous ont dupés par ce référendum du 9 mai 1956 et ils reviennent encore la deuxième fois pour nous duper afin de consolider ce qu´ils ont acquis de mauvaise foi en 1956. Ils ne nous auront pas deux fois avec cette démarcation qui va constituer un obstacle pour la réclamation du Togo britannique. C´est le moment de leur prouver que les Togolais ne sont pas dupes. C´est de la fourberie, de la duplicité. Notre malheur au Togo, c´est seulement la désunion et notre manque de patriotisme. Mais nous ne sommes pas dupes. C´est pour cela que les autorités ghanéennes nous ont eus en 1956 par ce référendum, une responsabilité qui incombe en partie aux gens du Progrès et d´UPCN de cette période. Cela a facilité le plan de Kwame Nkrumah. Elles reviennent encore aujourd´hui pour exploiter cette faille de notre désunion en voulant imposer la démarcation de la frontière avec précipitation à nos autorités. Ne jamais accepter cette démarcation. C´est une erreur à ne jamais commettre pour le pays. C´est un conseil que je donne au Chef de l´Etat, Faure Gnassingbé avec beaucoup de respect. Le destin du pays se trouve entre ses mains.

Ensemble pour UNSER Land. Ensemble pour NOTRE Pays. UNSER Land nous appelle tous à l´Unité.

Dr. Christian Spieker,

Président de UNSER Land en création

Source : icilome.com

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