Togo Debout rappelle les exigences du peuple togolais aux chefs d’Etat de la CEDEAO

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Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), lors d’une conférence publique hier à Lomé, a rappelé les exigences du peuple togolais aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui se réunissent ce jour à Lomé pour faire sortir une feuille de route pour une sortie pacifique de la crise politique togolaise.

Rencontre de veille citoyenne en prélude à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO du 31 juillet 2018 sur la crise togolaise

Le Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD) saisit ce canal pour lancer encore et une fois de plus un appel pressant à l’endroit de la CEDEAO quant à sa feuille de route pour une sortie pacifique et durable de la crise togolaise. Pour esquisser une feuille de route à la mesure de la crise et à la hauteur des attentes des Togolais, la CEDEAO doit se fonder sur un certain nombre d’indicateurs qui sont d’ordre factuel et normatif.

1. Les indicateurs d’ordre factuel

D’abord, le Togo est le seul pays de la sous région ouest-africaine à avoir payé un lourd tribut pour l’aspiration à un régime démocratique : plus de cinq cent (500) morts en 2005, sans compter ceux des périodes sombres qui ont précédé 2005 ou/et l’ont suivi. La CEDEAO n’est pas étrangère à ce qui s’est passé en 2005. Elle doit réparer, par sa feuille de route, les torts causés aux Togolais.

Ensuite, dans l’espace CEDEAO, le Togo est le seul pays qui n’a pas connu d’alternance politique qui reste le point d’achèvement de tout processus démocratique.

2. Les indicateurs d’ordre normatif

La CEDEAO dispose des références normatives et des valeurs autour desquelles elle construit son idéal de paix, de sécurité, de démocratie et de développement. Il s’agit entre autre du PROTOCOLE SUR LA DEMOCRATIE ET LA BONNE GOUVERNANCE ADDITIONNEL AU PROTOCOLE RELATIF AU MECANISME DE PREVENTION, DE GESTION, DE REGLEMENT DES CONFLITS, DE MAINTIEN DE LA PAIX ET DE LA SECURITE, adopté à Dakar en décembre 2001 et la CHARTE AFRICAINE DE LA DEMOCRATIE, DES ELECTIONS ET DE LA GOUVERNANCE adoptée à Addis-Abeba en Janvier 2007, sans compter avec les principes contenus dans son Traité, révisé à Cotonou en Juillet 1993.

3. La CEDEAO doit être garante de l’effectivité de sa feuille de route

La CEDEAO intervient dans le 27e dialogue comme facilitateur. Cela sous-entend que le Togo a connu 26 autres dialogues qui n’ont pas réussi à résoudre le mal dont il souffre depuis plusieurs décennies. Il est nécessaire pour la CEDEAO de s’imposer par rapport à sa vision 2020 qui est de passer d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples, en formulant des recommandations claires et sans complaisance qui répondent aux aspirations profondes et légitimes des populations togolaises. Sa crédibilité en dépend. En outre, la CEDEAO doit veiller à l’effectivité de sa feuille de route dont elle est garante, puisque le mal togolais se nourrit également de l’absence de mise en œuvre des accords.

En tout état de cause, il est inadmissible de faire des réformes et continuer avec les pratiques anciennes qui ont été à l’origine de ces réformes. Un changement radical s’impose et il passe nécessairement par une période de transition, seul moyen d’éviter le statu quo au Togo ; et le peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, y veille.

TRANSITION – REFORMES – ELECTIONS, voilà l’aspiration profonde du peuple togolais.

Fait à Lomé le 30 juillet 2018,

Le Front Citoyen « TOGO DEBOUT »

Source : www.icilome.com

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