Togo- Chaque citoyen est un actionnaire de l’État qui mérite respect…

Il me semble que très souvent, nous manquons de nous poser les bonnes questions et du coup, nous manquons aussi de bonnes réponses qui, en principe, doivent permettre à chaque citoyen de savoir la place qu’il occupe dans la vie d’une nation.

Le besoin de vivre ensemble dans une société a imposé a nous tous, le principe d’une organisation sociale et d’un type de gouvernance qui ont conduit à la mise en place des États. Mais avec quoi vit ou fonctionne un État ?

Principalement avec la cotisation qu’opère chaque citoyen, par le payement de toutes sortes de taxes ou d’impôts.

Lorsqu’une bonne femme va au marché avec une marchandise, quelle qu’elle soit, la vend puis paye un ticket de vente, il s’agit là de sa part de contribution à la vie et au fonctionnement de l’État.

De ce fait, cette dame constitue naturellement une actionnaire de l’État que l’on appelle communément un ou une contribuable qui participe par son activité à la création de la richesse nationale.

En retour, que mérite-t-elle de la part de cet État?

D’abord et avant tout, le respect, l’égard et l’empathie de ceux qui sont mandatés par les citoyens-actionnaires pour les diriger en conduisant les affaires du pays.

Ensuite, les infrastructures éducatives, hospitalières, routières, bref toute la logistique qui facilite la vie à un citoyen et le motive à continuer, sans retenue, de cotiser pour créer et renforcer la cagnotte de l’État.

Ainsi, il suffit pour le gouvernant d’avoir conscience de tous ces paramètres pour ne jamais manquer d’égard vis-à-vis de chaque citoyen, quel qu’il soit et quel que soit son niveau de contribution à la vie de l’État.

Voilà pourquoi nous avons du mal à concevoir l’indifférence ou la mollesse dans la réaction de nos gouvernants, suite au décès de 13 actionnaires de l’Etat au cours de la semaine dernière à Wahala dans un accident de circulation, alors qu’elles étaient pleinement dans l’exercice de leur métier qui crée la richesse de l’État que ces gouvernants sont missionnés pour gérer.

En temps normal, et comme l’a si bien dit mon confrère Ferdinand Ayité dans une émission, le procureur de la République devrait se saisir du dossier, ouvrir une enquête afin de situer les responsabilités, y compris celles de l’État, de sorte à envisager, au bout du compte, un dédommagement digne de ce nom aux familles des victimes et des blessées de cet drame de Wahala.

Luc Abaki

Source : icilome.com