Togo: ce que risquent les auteurs de viol

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Le code pénal punit de réclusion criminelle de cinq (05) à dix (10) ans et d’une amende de deux millions (2.000.000) à dix millions (10.000.000) de francs CFA tout auteur de viol. Si la relation sexuelle est imposée par la violence, la contrainte ou la menace par un conjoint à un autre, elle est punie d’une amende de deux cent mille (200 000) à un million (1 000 000) de francs CFA ou de sept cent vingt (720) heures de travail d’intérêt général.
En cas de récidive, la peine est de dix (10) à douze (12) mois d’emprisonnement et d’une amende d’un million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA. Malgré cet arsenal répressif, plusieurs victimes hésitent encore à porter plainte ; et parmi celles qui franchissent le pas, certaines se rétractent en chemin, confie Mme Michele Noussoessi AGUEY, Secrétaire générale GF2D. Certains parents préfèrent un règlement amiable à une exposition judiciaire.

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Au Centre Kékéli, spécialisé dans ces genres d’infraction, « lorsque nous sommes saisis, nous conseillons aux victimes d’appeler le numéro gratuit « Allo 10 11 » pour que l’appel soit comptabilisé dans les statistiques. Puis, nous demandons aux victimes d’aller déclarer dans un commissariat pour qu’une réquisition soit prise pour un médecin ; ce qui permettra de faire l’expertise de viol. Ce n’est qu’après que nous suivons les procédures judiciaires », nous a confié Alex Abalo MEBA, juriste au sein du centre.

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Très souvent la procédure judiciaire aussi fait peur aux victimes qui ont peur d’être stigmatisées. Les pesanteurs socio culturels, l’environnement familial et autres ne leur sont pas favorables. « Malheureusement ces victimes se sentent un peu indexé par la population, par la famille, elles ne reçoivent pas le soutien qu’il faut pour leur permettre de surmonter le choc psychologique que ce viol leur a imposé, c’est pourquoi il est important que nous puissions mettre en place un programme qui puisse accompagner toutes les victimes sur le plan psychologique, sur le plan médical, et juridique », suggère Mme AGUEY.

Source : Focus Infos No 212

Source : www.togoweb.net

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