Togo, Braquage contre les bonnes manières à la HAAC : Pitang Tchalla fait tomber le masque

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Depuis un moment, la presse togolaise est scandalisée par une vaste opération de corruption active dont le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication « Corruption », HAAC , est le moteur.

Togo, Braquage contre les bonnes manières à la HAAC : Pitang Tchalla fait tomber le masque

Monsieur Pitang Tchalla s’est substitué en chargé de communication à la présidence de la République. Pour accompagner les médias partenaires dans le cadre des fêtes de fin d’année, c’est le Sieur Pitang qui est devenu le distributeur de l’argent à lui remis par le président de la République Faure Gnassingbé. 35 journalistes ont bénéficié de 400.000 CFA chacun pour la fin d’année de la part du chef de l’État. Plus qu’un simple intéressement de fin d’année, l’opération semble être une volonté de semer la zizanie dans les médias togolais.

Devant le tôlé provoqué par cette sortie mouillée, toutes les demandes au président de la HAAC de publier la vraie liste des bénéficiaires pour clouer le bec aux listes publiées çà et là sur les réseaux sociaux, sont restées vaines. Certes, les confrères ont succombé à la tentation au détriment des dispositions de la déontologie. Mais nous avions estimé que le plus grand fautif n’est pas le bénéficiaire, mais le distributeur. Nous disions tantôt que ce n’est pas la première fois que cela se passe. Que ce soit à la présidence où dans d’autres sociétés au Togo ou ailleurs, il y a des lignes de ce genre que les caisses noires des entreprises alimentent. Mais c’est avec un minimum d’élégance que cela se fait ! On intéresse certains partenaires en fin d’année soit en carte de souhait, en cartons de champagne ou en enveloppes. Les bénéficiaires sont témoins que Monsieur Faure n’est pas à son coup d’essai dans cette volonté de faire un clin d’œil à ses médias en fin d’année.

Cette opération, pas propre mais tolérée dans plusieurs milieux, qui se faisait dans le silence, a fait du bruit par la faute du zèle du président de la HAAC, qui doit encore beaucoup apprendre des textes qui régissent l’institution qu’il dirige, à moins qu’il soit totalement aveuglé par ses piètres intérêts. Comme par enchantement, alors qu’il estime que ce geste est venu du chef de l’Etat au profit des journalistes qui ont fait preuve de professionnalisme, aucun de ses propres journalistes qui travaillent pour TV2 et TLS, deux chaînes de télévisions, ne figure avec les bénéficiaire, vraiment ! C’est comme une liasse qu’un enfant prodigue jette dans une foule pour la distraire et la diviser.

Monsieur Pitang est arrivé à la HAAC comme un agneau. Mais il n’a pas pu garder longtemps le masque. Il l’a laissé tomber pour qu’on découvre sa vraie nature, le zèle, le zèle, encore le zèle. Alors que son opération est et restera un scandale, il ne la regrette pas, et n’est pas prêt à faire amande honorable, il le revendique plutôt. Les vagues soulevées par cette opération nous ont amené à démissionner du Patronat de la Presse Togolaise (PPT). Mais il faut rassurer l’opinion que, pour ceux qui ont du mal à accepter notre démission, nous restons toujours unis contre les prédateurs de la presse et l’oppresseur et nous sommes loin de jouer le jeu de l’ennemi. On peut apporter sa petite pierre à l’édifice sans forcément appartenir à quelque regroupement que ce soit. Il faut savoir s’arrêter pour observer lorsqu’on est plus sûr de là où on pose les pieds. Nous avions été assez clairs dans la lettre de démission que nous avions publiée, peu importe ce que cela peut nous coûter. Nous resterons donc solidaires de notre ancienne famille professionnelle tout comme de tous les médias épris de la justice dans la cité à chaque fois que les grands enjeux exigeront une action commune. Bon vent aux confrères qui gardent allumée la flamme du PPT.

Monsieur Pitang Tchalla, c’est l’ancien ministre de la communication, grand donneur de leçons aux médias, président de la HAAC, mais qui a du mal à respecter les textes élémentaires de son institution. Comme si ce scandale n’est pas assez, le voici qui s’époumone pour fermer la LCF, La Chaine du Future, pour dit-il, raisons d’actionnariat. Quel actionnaire s’est-il plein auprès de monsieur le président ? Il s’en fout, il veut faire plaisir à son bienfaiteur en se lançant le défi de fermer la chaine du Future.

Inutile de vous rappeler comment le propriétaire de TV2 a mis sa télévision au service de la diffamation de Pascal Bodjona dans l’affaire de l‘escroc émirati Abass Youssef. Celui que l’on n’hésite pas à appeler l »Empereur dans certains milieux, tient désormais une Hache sur la tête des médias. Les jours à venir seront mouvementés dans les médias et nous ne laisserons les prédateurs en paix que le jour où ils fermeront nos journaux pour ne voir que leurs médias qui font « preuve de professionnalisme ». Danger, le poisson pourrit par la tête, il faut que les services compétents tirent les conséquences.

Source : Abi-Alfa, Le Rendez-Vous N° 292 du vendredi 13 janvier 2017

27Avril.com

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