Togo : Allons aux législatives en toute confiance 3 août 2018

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Togo : Allons aux législatives en toute confiance                                                                             3 août 2018

Par Tata Hounkanli

Nous ne devons plus laisser Unir nous voler la victoire. « Le régime est tellement impopulaire que même avec moins de 50% de transparence l’opposition gagnerait. » m’avait confié un ancien membre de la Ceni proche du pouvoir. « Nous n’avions jamais eu les vrais résultats des urnes. Tout est fabriqué. » Avait-il ajouté. C’est défoncer une porte ouverte. Tout le monde le sait. Lui avais-je répondu.

Que faire après l’annonce de la date du 20 décembre pour les élections législatives ?

L’opposition a répondu par un communique très timoré. Si elle choisit de participer à ce scrutin, il faut une mobilisation générale pour arracher la victoire. Pendre le pouvoir et l’exercer. Cela nécessite des moyens et des préparations. Oui de gros moyens. Nous devons continuer avec la contestation et les protestations. Mais il faut se mettre maintenant au travail. Comment ?

D’abord recruter un expert en «data mining », pour éplucher et suivre le fichier électoral. J’en connais un vrai et excellent sur le marché. Avec une spécialisation en fichiers électoraux. Il nous coûtera dans l’ordre de 400-500 USD par jour. On peut se payer ses services pour un ou deux mois de travail.

Nous avons 3000 ou 3500 bureaux de vote. Equiper chaque représentant de l’opposition d’un smart phone qui peut prendre une photo du procès-verbal ou des résultats du dépouillement. Je sais qu’il y a des risques qu’on les confisque ou qu’on les en empêche. Mais ça ne doit pas nous empêcher d’essayer. 0n en trouve à 50 USD.

Souvent le gouvernement coupe l’Internet pour frustrer la transmission des résultats. On fait une connexion par B-GAN, directement reliée par satellite. Pas besoin de passer par Togo-Com. Le BGAN coute à peu près 5000 USD. On en prend cinq ou six, pour bien quadriller toutes les régions. Ils ont la forme d’un ordinateur portable. Donc facile à transporter. Je connais une société qui peut nous en vendre et former les utilisateurs.

Trouver une vingtaine de téléphones Thuraya pour faciliter la communication entre les coordonnateurs de régions sur le terrain et le quartier général des élections installé à Lomé. Ceci permettra de communiquer en toute sécurité et sûreté en temps réel sans passer par les réseaux de téléphonie sous le contrôle du gouvernement. Ça coute à peu près 1500 USD par Thuraya et 0,75 USD/min de communication.

Installer un web radio et un site pour annoncer immédiatement les résultats obtenus par les représentants des bureaux de vote sans attendre la proclamation de la Ceni. Il faut les court-circuiter en annonçant très tôt les résultats disponibles et éviter qu’il ne change les résultats au niveau de la Ceni. Ça peut couter à peu près 5000 USD.

Une cinquantaine de motos pour assurer la coordination dans toutes les régions. Environ 400 USD par moto. Une cinquantaine de voitures. Concernant les voitures, je pense que chacun de nous dans la diaspora dispose peut-être d’une voiture de vacances à Lomé. Il suffit juste de la mettre à disposition de la coalition (assurer le carburant et trouver un chauffeur) pour deux semaines. A voir le nombre de manifestants dans les rues des capitales occidentales, lors des différentes marches, ça peut se faire très vite, si nous avons la volonté.

Mettre rapidement en place un comité de campagne au sein duquel il y aura des experts en stratégie, communication, fundraisers.

Comment le financer ?

Les Togolais et les amis du Togo. Si l’opposition a réussi à mettre près d’un million de personne dans les rues de Lomé, en aout 2017, ça veut dire que les gens sont prêts à faire des efforts malgré la situation économique difficile dans laquelle ils se trouvent. Selon mon petit calcul on peut facilement rassembler plus de 500 millions de CFA à Lomé. Sur la base du million de personnes dans les rues de Lomé, chacun donne 500f. La diaspora, comme toujours devra continuer par mettre la main dans la poche. On peut fixer un objectif de 50 à 100 millions pour la diaspora.

Ce n’est pas un budget de campagne que je fais. Car un budget de campagne va au-delà de tout ceci et comporte plusieurs rubriques qui ne sont pas prises en compte ici. Il s’agit juste de donner des indications sur des actions concrètes à mener pour contrecarrer le vol du parti Unir. Certes tout ceci doit être supporté par une vision claire de l’opposition et une tactique politique basée sur une cohésion du groupe.

Togo-Online.co.uk

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