Sous le coup d’un mandat d’arrêt, Katumbi renonce à atterrir à Lubumbashi

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Moïse Katumbi se dirige actuellement vers la ville congolaise de Kasumbalesa, à la frontière entre la Zambie et la RDC. Plus tôt dans la journée, l’équipe de l’opposant congolais avait indiqué qu’il avait finalement renoncé à atterrir à Lubumbashi en raison du refus des autorités.

Parviendra-t-il à regagner la RDC comme annoncé ? Moïse Katumbi a renoncé vendredi 3 août à atterrir à Lubumbashi pour rentrer en RDC, qu’il tente maintenant de regagner par la Zambie, a indiqué sa plate-forme électorale « Ensemble ». « Cette décision est officielle », a déclaré Delly Sesanga, le secrétaire général de sa formation.

« Il a finalement renoncé à venir en avion, car les autorités lui ont refusé le survol de la RDC. Il passera donc par la route », a déclaré dans la matinée à Jeune Afrique Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, député proche de Moïse Katumbi. « C’est incompréhensible : il accepte de se mettre à la disposition de la justice de son pays, mais on lui refuse de rentrer dans son pays », a-t-il ajouté depuis l’aéroport de Lubumbashi.

« Direction vers Kasumbalesa »

Le conseiller politique de Moïse Katumbi, Salomon « SK Della », a indiqué sur Twitter que l’ancien gouverneur du Katanga se trouve actuellement au cimetière de Kitwe, en Zambie, où il est allé se recueillir sur la tombe de son frère. « Direction vers Kasumbalesa en RDC », a-t-il ajouté, en référence à la ville frontière située à environ 100 km.

« Il a finalement renoncé à venir en avion, car les autorités lui ont refusé le survol de la RDC. Il passera donc par la route », a déclaré dans la matinée à Jeune Afrique Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, député proche de Moïse Katumbi. « C’est incompréhensible : il accepte de se mettre à la disposition de la justice de son pays, mais on lui refuse de rentrer dans son pays », a-t-il ajouté depuis l’aéroport de Lubumbashi.

À Lubumbashi, des partisans de Moïse Katumbi ont pris la route vers la Zambie, dont la frontière est située à 90 km de la capitale du Katanga. Mais la route est bloquée par un camion placé en travers de la voie juste avant le péage marquant la sortie de Lubumbashi.

« Comme vous pouvez le voir, nous attendons le président (Katumbi) mais le pouvoir ne veut pas qu’il soit là », a déclaré à la presse le frère de Moïse Katumbi, Abraham Soriano, un des responsables politiques d’Ensemble.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt

Interrogé la veille par Jeune Afrique, le ministre des Transports et Communications, José Makila Sumanda, avait indiqué « n’avoir jamais reçu de demande d’autorisation de survol et d’atterrissage pour l’avion de M. Moïse Katumbi ». Une version démentie par le député Delly Sesanga, qui a précisé avoir fait les démarches auprès de l’Autorité de l’aviation civile (AAC), chargée de la délivrance ou non de l’autorisation de survol et d’atterrissage.

Moïse Katumbi, qui souhaite déposer sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre, pourrait par ailleurs tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt dès son retour en RDC. « Il sera en état d’arrestation immédiate » pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, a indiqué un communiqué diffusé jeudi soir par le parquet. En cause : l’affaire dite des « mercenaires », pour laquelle le leader d’Ensemble avait été poursuivi il y a quelques années.

Source : www.cameroonweb.com

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