SNPT /Thomas Koumou : « Les impacts de ces investissements sur le rendement de la société restent à ce jour obscur »

L’expert en économie, Thomas Koumou, reste l’éveilleur de conscience sur des soucis économiques et financiers que crée la mauvaise gestion des ressources de l’Etat par l’engeance qui prend en otage le pays. Voici ses analyses sur le fonctionnement de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT).

Les contributions de la Société Nationale des Phosphates du Togo (SNPT) au budget prévisionnel de 2017 pour l’Impôt sur les Société (IS) et les Dividendes (revenus des participations dans les sociétés), sont respectivement de 583 344 000 FCFA (1 035 695 000 en 2015, 1 496 005 000 en 2016) et 4 000 000 000 de FCFA (12 500 000 000 FCFA pour TOGOTELECOM). On note ainsi une baisse drastique de l’IS et la faiblesse des dividendes alors que l’Etat togolais détient 100% du capital social.

Nous aimerons rappeler à nos compatriotes que l’extraction du phosphate togolais et sa commercialisation, ont commencé en 1957 par la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB). La CTMB, dont l’État togolais détenait 35% du capital, sera nationalisée en 1974 avec la création de l’Office Togolais des Phosphates (OTP). En 2002, l’OTP deviendra l’International Fertilizer Group, (IFG-Togo) avec la participation des partenaires tunisiens au capital dont la dotation a été porté à 9 milliards de FCFA.

Le 14 mai 2007, le gouvernement togolais va dissoudre IFG-TOGO et créer la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).

En 2008, un audit stratégique a été lancé par les autorités du Togo afin de résoudre les difficultés qui se posent à la société. Nous continuons par nous poser des questions sur la destination de cet audit. Nous souhaitons que ces audits soient rendus publics. Un double investissement de plus de 12 milliards FCFA (18,3 millions d’euros) et 76 milliards de FCFA (116 millions d’euros) a été opéré entre 2007 et 2008. Les impacts de ces investissements sur le rendement de la société restent à ce jour obscur.

La production totale est estimée sur ces 13 dernières années à environ 14 403 700 de tonnes. Lorsque nous considérons, la valeur mensuelle moyenne des cours mondiaux du phosphate sur ces 13 ans (2003-2015), nous avons des recettes potentielles estimées à environ de 880 milliards de FCFA pour la société. Sur cette base, un rapide calcul sur le rendement de 12% annuel de ce chiffre d’affaires nous donne des participations en termes de dividendes encaissables par l’état, de 8 116 011 717 de FCFA en moyenne par an (4 milliards de FCFA prévus pour 2017).

Nous avons à mainte reprise dit que nous devons reprendre la maitrise de nos ressources minières afin de pouvoir payer la dette que les gouvernants nous ont imposée.

Nous finissons en apportant tout notre soutien aux employés du groupe sud média.

Puisse la Divine providence veille sur nous et marche à nos côtés.

Thomas Dodji Nettey KOUMOU

www.icilome.com

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