Scrutin du 22 février: au QG de Aimé Gogué, la tension monte

Les sept (7) candidats en course pour l’élection présidentielle du 22 février prochain, sont toujours dans l’attente du financement promis par l’Etat. Un fonds annoncé pour alléger les dépenses des candidats lors de la campagne électorale.

Pour Dr François Kampatib, Conseiller politique du président de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), ce retard entrave le bon déroulement de la campagne dans le camp de l’opposition.

A moins de 48 heures de la fin de la campagne, le conseiller du candidat Aimé Tchabouré Gogué accuse le gouvernement de n’avoir pas tenu sa parole.

« Il y a tellement de choses qui se passent en ce moment qui freinent la campagne de l’opposition. Déjà, les forces ne sont pas égales. Parce que le parti présidentiel utilise les moyens de l’Etat. Ils utilisent les véhicules de l’administration tout en cachant les plaques. Et puis le Président Faure Gnassingbé qui est candidat à cette élection, utilise l’hélicoptère de l’Etat. Il n’a pas loué un hélicoptère. Ensuite, lorsque le Président sortant va dans une localité, c’est vécu comme une visite officielle du chef de l’Etat. On fait sortir les élèves, on fait sortir les chefs cantons, on les aligne pour accueillir le candidat comme Président de la République. On les force à aller à la rencontre du candidat de UNIR et on leur distribue des tricots du parti UNIR », a dénoncé Dr Kampatib au micro de Radio Nana FM. Selon lui, le gouvernement a bloqué le décaissement de ce fonds pour empêcher l’opposition de battre campagne comme il se doit.

« Le gouvernement fait exprès de ne pas débloquer cet argent juste pour freiner la campagne des candidats de l’opposition. Ça c’est une entrave grave à la campagne. Et nous sommes en train de nous concerter. Si ça continue nous allons saisir le tribunal administratif », a-t-il déclaré.

Il estime par ailleurs que son parti ADDI ne comptait pas sur cette aide de l’État avant de se lancer dans la course. « Même s’ils n’ont pas encore perçu ce financement de l’Etat, les candidats de l’opposition sont sur le terrain. Ils se débrouillent avec les moyens du bord », a-t-il souligné.

Pour Dr Kampatib, les efforts de l’opposition sur le terrain démontrent son engagement à apporter l’alternance au Togo le 22 février prochain. « Cette année, c’est 42 millions FCFA. Et les gens continuent à dire que nous sommes allés aux élections à cause de ces millions-là. Je tiens à vous dire que la campagne de 2015 a coûté à ADDI une bagatelle de 200 millions FCFA. Nous avons fait les rapports financiers et cela se trouve à la Cour des Comptes. Donc une campagne électorale coûte chère. Nous ne comptions pas sur cet argent, mais c’est un dû. Ce n’est pas un cadeau du gouvernement. Qu’il donne ou qu’il ne donne pas cet argent, nous serons présents le 22 février », a-t-il insisté.

Afreepress

Source : Togoweb.net

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