RDC: un meeting de l’opposition interdit à Lubumbashi

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Pas de meeting pour l’opposition à Lubumbashi dans la province du Katanga. Le rassemblement qui devait avoir lieu samedi 13 octobre au matin a finalement été interdit pour raisons « sécuritaires », après avoir été autorisé dans un premier temps par les autorités municipales. Cela n’a pas empêché les partisans de l’opposition de descendre dans la rue en signe de protestation, au risque d’être réprimés par la police.

« Comment préparer des élections dans de telles conditions, si on ne peut même pas faire campagne ? ». Les membres de la plateforme d’opposition Ensemble sont amers.

Pourtant, ils étaient les premiers à être surpris de la décision de la mairie de Lubumbashi d’autoriser le meeting à la Cité des Jeunes, chose rare dans le Katanga. Mais revirement la veille au soir, alors que la délégation d’opposants était déjà arrivée de Kinshasa, le rassemblement a été interdit.

Les autorités se sont immédiatement mobilisées. Des opposants ont vu leur domicile encerclé par des patrouilles. Pas de sorties, ni de visites. La police n’a levé que ce samedi soir son siège autour de la maison du député Gabriel Kyungu, coordinateur de la plateforme Ensemble pour le Katanga.

La police s’est permis d’aller à la Cité des jeunes pour aller récupérer de force l’écran géant, arrêter les techniciens qui manipulaient cet écran géant et les ramener de force au bureau de renseignement dans le centre-ville.
Maître Barthélémy Mumba, membre de l’opposition à Lubumbashi

De nombreux partisans de l’opposition se sont malgré tout rendus à la Cité des Jeunes. La police a répliqué à l’aide de bombes lacrymogènes. Les témoins rapportent beaucoup d’arrestations, également des blessés.

Sur Twitter, on a vu des photos de voitures de police emportant l’écran géant installé pour le meeting. Selon l’opposant Gabriel Kyungu, les autorités municipales ont proposé une rencontre avec les opposants, sans donner de date.

Kabila prépare les conditions où il n’y aurait pas élection parce que l’on ne peut pas préparer et participer à des élections dans de telles conditions où la liberté d’expression, les réunions publiques et les meetings ne sont pas autorisés. Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et opposant

Source : www.cameroonweb.com

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