Quand Moov et Togocom dictent leurs lois aux Togolais !

Si le secteur des télécoms se révèle incontournable dans le développement de tous les pays au monde, paradoxalement au Togo, c’est le secteur le moins performant et le moins compétitif, dominé par le duopole Togocom et Moov.


Appliquant des tarifs les plus chers, et ce, comparé aux pays de la sous-région, le tout, est coiffé par des services approximativement rendus aux usagers. Une absence de réelle concurrence, qui fait constater que la privatisation du groupe Togocom, n’aurait apporté grand-chose, dans l’amélioration de la qualité des coûts et services appliqués aux usagers.

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A l’heure où dans tous les pays, d’Afrique et d’ailleurs, les télécoms s’ouvrent à la libre concurrence pour promouvoir un meilleur développement, au Togo, on est toujours à la traine avec deux (2) opérateurs de téléphonie, qui d’ailleurs ne font grands choses dans l’amélioration de la qualité et des coûts appliqués aux usagers. Se sentant en terrain conquis, le duopole Togocom et Moov, en l’absence d’un réel investissement majeur, pour moderniser les infrastructures et les étendre, se contentent de l’a peu prêt, en maintenant le coût élevé de la communication, à une population déjà fragilisé par le faible pouvoir d’achat.

Le cas de Togocom

Le 20 septembre 2018, intervenait la privatisation du groupe Togocom. Les objectifs assignés,  offrir un service de qualité à coût réduit aux usagers, et permettre aux populations, d’accéder aux nouvelles opportunités qu’offre la technologie. Un engagement des plus hautes autorités, pour favoriser le développement d’une économie où le secteur des télécommunications devra jouer un rôle important dans la croissance économique du pays.

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Mais bientôt deux (2) ans, rien ne s’est amélioré, si non de s’empirer. Et sur le terrain, la réalité est tout autre, avec un secteur internet peu fiable, couplé du service approximatif rendu.Mieux, certains bonus et avantages que bénéficiaient les usagers avec l’opérateur historique Togocel, ont purement disparu. Et au Togo, l’utilisation des réseaux de téléphonie mobile, devient un luxe, que d’être une nécessité pouvant accompagner le développement du pays.

D’ailleurs, avec Togocom, l’accès aux services de télécommunication est encore limité et souffre de fréquentes irruptions. Et les populations, déjà fragilisées par le faible pouvoir d’achat, préfèrent se résigner le temps que le bon Dieu ne leur vienne en aide.Une situation bien déplorable pour un Togo, qui aspire devenir un hub, mais n’aspire pas ouvrir la concurrence dans le secteur des télécoms, pour véritablement booster les prestations offertes aux populations afin de leur assurer un mieux-être.

Des coûts excessifs

Au-delà des discours et en l’absence d’une réelle concurrence dans le secteur, les coûts des services télécoms au Togo, sont toujours trop chers, comparés à ceux pratiqués dans la sous-région. Et quelques fois, c’est la prestation des opérateurs qui vire à l’escroquerie, avec des retenus sur les données mobiles ou mégas, des données mobiles non fonctionnelles et quelque fois, des rechargements  enlevés sur les comptes par magie.

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Autant d’irrégularités, qui emmènent les acteurs de la société civile a décrété pour le samedi 16 août 2020, une manifestation de non achat de crédit, pour dénoncer les irrégularités du groupe Togocom et Moov, les deux opérateurs en terrain conquis au Togo.  Et pour les acteurs, « le 16 août doit être une date décisive pour peser sur les décisions de ces opérateurs envers les consommateurs. Non seulement les crédits et data sont trop cher et finissent vite, mais surtout, ils sont rabotés au bout de quelques jours à cause d’une limitation », devraient ils constater.

Gapola

Source : Togoweb.net

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