Quand la vente de « PURE WATER » devient un crime au Togo 15 février 2019

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Quand la vente de « PURE WATER » devient un crime au Togo                                                                             15 février 2019
Latifa Batoulim

Par Marcelle Apévi, togo-online.net
Le terrain des manifestations publiques n’est pas qu’un rendez-vous de contestation. Il est aussi un canal de business pour les bonnes femmes surtout qui vendent des gadgets à l’effigie des partis politiques, des boissons et aussi de l’eau potable.

Ainsi, sur toute l’étendue du territoire national, des commerçants et commerçantes préparent les manifestations en se ravitaillant en conséquence, chacun en ce qui le concerne par rapport à son business et son produit.

Résidente à Bafilo, Latifa Batoulim, commerçante âgée d’un peu plus de la vingtaine en a eu la malchance de vendre du « pure water » lors des manifestations de l’opposition.

Enlevée en son domicile par les forces de l’ordre et de sécurité, elle se verra infligée une peine de 12 mois d’emprisonnement par un juge à la solde du RPT/UNIR. Il est reproché à cette jeune fille, d’avoir « distribué de l´eau » au cours des manifestations de l’opposition. Outre cette accusation sans fondement juridique, le juge indique que l’accusée signalerait les positions des forces de l’ordre et militaires aux manifestants afin d’éviter qu’ils soient arrêtés.
Un spectacle désolant auquel le juge s’est livré au tribunal de Kara, en contradiction totale avec la version de l’accusée qui ne faisait qu’exercer son commerce pour s’auto-suffire. Elle se serait beau défendue mais hélas.

C’est donc ainsi que Latifa est condamnée à 12 mois de prison ferme pour « distribution de l´eau » et « signalisation » des postions des militaires et forces de l’ordre aux manifestants.

Vive la démocratie de Faure Gnassingbé, avec la bénédiction de la soi-disant communauté internationale et la CEDEAO.

Togo-Online.co.uk

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