Présidentielle 2020 : La candidature unique de l’opposition ne pose pas problème chez Me Agboyibo

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Présidentielle 2020 : La candidature unique de l'opposition ne pose pas problème chez Me Agboyibo

Depuis quelques mois, l’on constate, à travers les médias et les réseaux sociaux, des débats au sein de l’opposition sur la manière d’aller au prochain scrutin présidentiel. Certains responsables politiques estiment que c’est avec une candidature unique que les partis d’opposition seront en mesure de réaliser l’alternance en 2020. D’autres soutiennent que la meilleure option pour atteindre cet objectif consiste à laisser les partis qui en éprouvent le désir de présenter un candidat pour mobiliser leurs fiefs au premier tour et à faire prendre par eux tous l’engagement de soutenir le candidat de l’opposition qui viendrait à se dégager pour le second tour.

Dans un « message d’éveil » rendu public hier mercredi 04 septembre 2019, les responsables de la Fondation FAR sont montés au créneau pour taire cette polémique qui ne fait que diviser encore la classe politique, surtout de l’opposition.

Pour le président de cette fondation, Me Yawovi Agboyibo, tous ces débats autour de la question de la candidature de l’opposition à la présidentielle de 2020 portent à croire que « les partis d’opposition n’ont pas vraiment tiré des leçons des conditions dans lesquelles les élections locales se sont déroulées ».

« La polémique passe à côté du vrai problème. Si les partis d’opposition ont décidé de participer aux dernières municipales, c’est avant tout d’en faire pour les populations une opportunité de gestion par des élus locaux en qui elles se reconnaissent, les ressources d’origine nationale ou étrangère, destinées au développement de leurs localités.

Cet espoir a été malheureusement compromis du fait que les membres et les présidents des organes en charge de l’organisation, de la supervision et de la proclamation des résultats des élections, sont dans leur quasi-totalité désignés par un pouvoir résolu à sortir vainqueur de tout scrutin par de multiples manœuvres, y compris le recours au mode conditionnel d’attribution des emplois, des marchés et de toutes autres ressources publiques, pour réduire les personnels électoraux, les électeurs, les candidats potentiels de l’opposition, à la peur, à la docilité et à la trahison de leur conscience », souligne le communiqué.

Selon la fondation de l’ancien Premier ministre, la polémique sur la question de savoir si l’opposition doit aller au scrutin présidentiel avec une candidature unique ou non est un « débat stérile » dès lors qu’il est évident que sans un préalable déverrouillage approprié des institutions en place, le résultat sera pareil à celui des élections locales.

La Fondation FAR considère que l’organisation des élections équitables et la promotion d’une prospérité générale profitable à tous, continueront à être entravées aussi longtemps que seront maintenues des « institutions incapables, de par leurs règles de composition et de fonctionnement, à éradiquer le mensonge, la terreur et le favoritisme dont souffre notre pays ».

Pour elle, « si une concertation vaut la peine d’être menée aujourd’hui entre le pouvoir et l’opposition dans l’intérêt du pays, c’est celle visant à déverrouiller les institutions pour les rendre aptes à promouvoir le respect de la vérité, de la liberté et de l’équité ».

Comme on peut le voir, la candidature unique de l’opposition ne pose pas problème pour le président du Comité d’action pour le renouveau (CAR). L’essentiel, pour le premier responsable de la fondation FAR, c’est d’arriver à déverrouiller les institutions de la République.

Godfrey Akpa

Source : www.icilome.com

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