Présidentielle de 2020 : Me Apévon favorable à un dialogue entre pouvoir et opposition

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Présidentielle de 2020 : Me Apévon favorable à un dialogue entre pouvoir et opposition

Dans une lettre adressée récemment au chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, les responsables de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ont souhaité avoir un « dialogue » entre le pouvoir et l’opposition avant la tenue de la présidentielle de 2020. A la Coalition des 14, l’on partage cette position de l’ANC, surtout qu’il s’agit de discuter pour une amélioration du cadre électoral.

Intervenant sur les ondes de la radio Victoire FM ce mercredi, Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR, parti membre de la C14) a salué cette initiative de l’ANC.

Selon lui, dans les conditions actuelles, l’opposition n’obtiendra rien en allant à la prochaine échéance électorale. Il urge qu’une discussion sérieuse ait lieu avec le pouvoir afin d’obtenir un cadre électoral acceptable par tous.

« Dans tous les pays du monde, lorsqu’il arrive des moments cruciaux, comme celui que nous vivons aujourd’hui, il est indispensable que la classe politique se réunissent pour discuter des conditions d’organisations des élections. Comment voulez-vous qu’on aille à ces élections-là dans le vide ? C’est pour obtenir quel résultat ? Le fichier électoral pose un sérieux problème, les institutions en charge des élections sont verrouillées par le régime. Raison de plus pour qu’un cadre de discussion soit ouvert », a souligné l’avocat au barreau de Lomé.

A en croire Me Dodji Apévon, c’est depuis le mois de mars dernier que la coalition des 14 a exposé ces questions au chef de l’Etat.

« Si nos amis de l’ANC ont écrit au chef de l’Etat, nous nous rappelons que c’est depuis mars 2019, lorsqu’on a rencontré le chef de l’Etat au nom de la C14, que nous lui avons dit d’ouvrir un dialogue pour discuter des conditions d’organisation des prochaines élections. Nous lui avons dit ceci : si vous organisez les élections dans ces conditions exécrables, vous augmentez le nombre de ceux qui ne croient pas aux élections. Et à cause cela, nous courrons tous à la catastrophe, parce que lorsque les gens ne croient pas aux élections, ils vont chercher d’autres solutions. On lui a demandé si c’est vraiment ce qu’il veut pour notre pays. Donc si aujourd’hui on nous appelle pour discuter des conditions d’organisation des élections, nous irons évidemment. D’ailleurs, c’est indispensable », a-t-il indiqué

Rappelons que pour la prochaine élection présidentielle, la Coalition souhaite une supervision de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour la garantie de sa transparence.

Source : www.icilome.com

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