Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé choisit ses adversaires

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Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé choisit ses adversaires

Le système cinquantenaire togolais, à l’approche de l’échéance électorale de 2020, renoue avec ses méthodes de sournoiserie qui consistent à écarter de potentiels adversaires politiques, capables de lui créer de sérieux ennuis. Outre les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales que le régime de Faure Gnassingbé veut tailler à la mesure de son « champion », tout est fait pour verrouiller le processus devant conduire à la présidentielle de 2020 au Togo.

Ce que le régime RPT/UNIR a fait subir à l’ancien ministre de l’Intérieur, François Akila-Esso Boko traduit le plan orchestré dans son laboratoire pour écarter un adversaire politique. Visiblement, Faure Gnassingbé et son pouvoir ne se préoccupent guère des acteurs qui sont sur le terrain, puisqu’à chaque rendez-vous électoral, ils ont toujours volé les élections sans que ces acteurs ne lèvent le doigt pour contrecarrer le système de fraude. Et lorsqu’un adversaire de taille se présente aujourd’hui, on fait tout pour l’éloigner avec des méthodes d’un autre âge.

Ce sont surtout les Togolais de la diaspora qui deviennent les cibles du régime de Faure Gnassingbé. Kofi Yamgnane a déjà eu cette expérience en 2010 où le RPT/UNIR, prétextant des irrégularités sur la naissance de ce Togolais résidant à Paris, l’a écarté de la course à la présidentielle de 2010. Il en est de même pour Alberto Olympio, président du Parti des Togolais que le système dictatorial togolais a jeté en pâture à la justice togolaise dans une rocambolesque affaire d’escroquerie. Alberto Olympio, aujourd’hui, ne peut plus mettre pied sur le sol togolais, de peur d’être arrêté pour cette affaire sans queue ni tête.

Et le tour de Me François Boko arriva dans la perspective de la présidentielle de 2020. L’ancien ministre a été tout simplement interdit de revenir au Togo, bien après que Faure Gnassingbé lui-même ait donné sa parole pour sa sécurité à son retour. Ayant la mainmise sur les acteurs politiques de l’opposition (toute catégorie confondue) qui sont actuellement dans le pays, Faure Gnassingbé ne veut plus avoir quelqu’un qu’il ne maîtrise pas dans l’arène politique, surtout qu’il se prépare à rempiler pour 5 autres années, à l’issue des élections dont le système de fraude est déjà en train d’être posé.

Ce comportement moyenâgeux qu’affiche le régime cinquantenaire doit interpeller les Togolais de la diaspora, puisqu’ils en sont les premières cibles. Aujourd’hui, après le verrouillage des institutions de la République, c’est le processus électoral qui est fermé. Est candidat celui que Faure Gnassingbé veut. C’est donc ça le « processus inclusif made by Faure ».

Source : www.icilome.com

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