Open Sky africain : des pistes de réflexion

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Le président Faure Gnassingbé a été chargé par l’Union africaine (UA) de mettre en œuvre l’Open Sky africain. 

Le marché unique de transport aérien en Afrique (MUTAA), initié en juillet 2018, concerne une vaste zone qui va de l’Algérie à Madagascar.

Une grosse partie du trafic aérien est actuellement assuré par des compagnies étrangères. 

L’idée de l’UA est donc de reprendre le contrôle de cet espace. 

Ce qui suppose le développement des transporteurs existants et l’arrivée de nouveaux acteurs.

Faure Gnassingbé doit donc rendre opérationnel ce projet.

Une réunion devrait particulièrement intéresser les autorités togolaises.

L’African Business Lawyers’ Club (ABLC), en partenariat avec le Medef International, organisera le 18 juin prochain une conférence sur le thème ‘African Air Transport : Sky is the limit ?’ 

L’occasion pour les participants de se pencher sur les défis auxquels font face les acteurs du secteur aérien africain.

Taxes aéroportuaires excessivement élevées, infrastructures souvent défaillantes, flottes vieillissantes et manque de collaboration entre les États, sont autant de facteurs qui freinent le développement du secteur aérien en Afrique. Conséquence, 75% du trafic aérien entre l’Afrique et le reste du monde est contrôlé par des compagnies étrangères.

Malgré la signature de l’accord de Yamoussoukro en 1999, témoignant d’une volonté des institutions panafricaines de libéraliser le ciel africain et de construire progressivement un marché unique, le secteur aérien peine à prendre son envol en Afrique. 

Projet phare de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, le MUTAA est une de ces initiatives qui vise à libéraliser l’aviation civile sur le continent et à terme favoriser l’intégration économique à travers la création d’un Open Sky. 

Si la mobilité aérienne entre certains pays africains a connu une nette amélioration ces dernières années, il existe encore de nombreuses disparités entre les différentes régions du continent.

De nombreux défis restent à relever : le financement des infrastructures et des aéroports en particulier, la formation du capital humain, l’amélioration de la sécurité aérienne ou les stratégies commerciales des compagnies nationales africaines entre autres. 

300 millions de passagers à l’horizon 2035

Parallèlement, la croissance des classes moyennes, associée à leur forte mobilité devraient accroitre la demande des passagers africains dans les années à venir, un marché à prendre en compte dans les prévisions. En 2018, l’Afrique représentait seulement 3% du trafic aérien mondial.

Le développement de l’Open Sky pourrait faire passer le nombre de passagers africains de 100 à 300 millions à l’horizon 2035.

Cette conférence annuelle sera l’occasion de mettre autour de la même table des représentants du secteur privé et du secteur public pour faire émerger des pistes de réflexion. 

Au coeur de l’actualité de ces derniers mois, ce sujet mérite d’être abordé en prenant en compte des avis d’experts d’horizons divers.  

‘L’aérien est l’un de ces sujets stratégiques pour le développement du continent et nous sommes impatients de pouvoir contribuer à la production d’idées nouvelles’, expolique Charlène Ntsiba, présidente de l’ABLC.

 L’African Business Lawyers’ Club est un club réunissant de jeunes professionnels du droit des affaires. Fort de 80 membres exerçant sur les quatre continents et représentant plus de 20 nationalités, l’ABLC s’attache à promouvoir la richesse et l’actualité de la vie des affaires en Afrique.

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