Nations Unies : le Togo félicité pour son respect des droits de l’Homme !


Le Togo était lundi 24 janvier 2022, devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève (Suisse), pour la presentation de son rapport à l’Examen Périodique Universel (EPU), sur la situation des droits de l’Homme.

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Le rapport présenté par la délégation togolaise conduite par le ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté et des Relations avec les Institutions de la République, Dr Christian Trimua, a porté essentiellement sur les questions de démocratie et d’État de droit, de décentralisation, de santé sexuelle, de ratification des instruments internationaux.


Spécifiquement, sur la question de la démocratie et de l’Etat de droit, la délégation est largement revenue sur les dispositions prises par le gouvernement pour renforcer la lutte contre la torture et encadrer la mission des forces de l’ordre et de sécurité.

« (…) Qu’il s’agisse de la lutte contre la torture ou des arrestations et détentions arbitraires, le gouvernement prend continuellement des mesures pratiques pour éviter des défaillances. C’est ainsi que l’inspection générale des services de sécurité a vu ses pouvoirs renforcés et effectue des contrôles dans les locaux de garde à vue. Ses actions sont complétées entre autres par celles de la CNDH qui effectue des visites régulières et inopinées dans les lieux de privatisation de liberté », a fait savoir la délégation dans son rapport.

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Sur le respect des droits des citoyens par les forces de défense et de sécurité, la délégation s’est attardée sur les mesures prises par le gouvernement pour amener l’armée à être plus professionnelle et à remplir leurs missions conformément à la loi.

« (…) Le nouveau code pénal qui définit et réprime clairement l’infraction de torture est largement diffusé au sein des forces de défense et de sécurité et sert de base à la formation des forces chargées de l’application de la loi. (…) Outre le volet formation et sensibilisation, le gouvernement a renforcé le régime des sanctions. Ainsi, les fautes commises exposent leurs auteurs à des poursuites disciplinaires et pénales suivant leur degré de gravité », a indiqué le ministre Christian Trimua.

D’après les chiffres communiqués au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, 159 policiers et gendarmes ont fait l’objet de diverses sanctions en 2021.

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« Sur les 159 agents, 55 ont fait l’objet d’arrêts de rigueur, 50 ont été exclus pour 6 mois sans soldes, 33 ont été radiés des effectifs, 1 a été mis à la retraite anticipée, 13 ont fait l’objet d’un avertissement et 7 ont été radiés et déférés à la justice pour répondre de leurs actes », a laissé entendre Dr Christian Trimua.

Globalement, le Togo a été félicité pour ses efforts en matière de protection des droits de l’homme. De même des recommandations ont été formulées au pays dans plusieurs domaines.

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En matière de démocratie et d’Etat de droit, le Togo a été invité entre autres à revoir sa législation en vue de garantir le droit à la liberté d’expression, et de la presse, à garantir les droits de réunion pacifiques en modifiant les lois qui limitent ce droit et améliorer les conditions de détention carcérale.

Avec Afreepress



Source : Togoweb.net

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