Mme Adjamagbo-Johnson : « Quand on lutte, on a toujours une marge de manœuvre »

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Mme Adjamagbo-Johnson : « Quand on lutte, on a toujours une marge de manœuvre »

Même si la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition est réduite actuellement à 7, sa Coordinatrice estime qu’elle a encore une marge de manœuvre pour arracher au régime les réformes.

L’effritement de la Coalition des 14 n’enlève en rien sa force. Elle reste débout. En tout cas, c’est qu’a laissé transparaître Mme Brigitte Adjamagbo Johnson dans une interview accordée au confrère « La Manchette » dans sa parution N°58 du 17 avril 2019.

A en croire la Secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), la Coalition des 14 a encore les moyens de ses ambitions.

« Oui, quand on lutte, on a toujours une marge de manœuvre ; il suffit de s’en donner les moyens. Permettez-moi d’insister que lors des deux journées de réflexion de la Coalition, nous avons retenu deux priorités, à savoir, la libération des otages politiques et les réformes. Nous avons posé un acte fort en rencontrant le chef de l’Etat pour lui demander de libérer les détenus politiques. Nous avons saisi l’occasion de ces discussions pour évoquer aussi la question des réformes.

Nous lui avons expliqué que la mise en œuvre des réformes selon la feuille de route de la CEDEAO, ne doit pas être considérée comme un acte qui arrangerait la coalition, mais plutôt comme une manière de répondre aux aspirations des Togolais qui réclament ces réformes depuis des années. La mise en œuvre de ces réformes contribuerait par conséquent à apaiser les tensions et consoliderait la nation », a-t-elle souligné.

Selon la Coordinatrice de la C14, si par manque de volonté politique, le chef de l’Etat refusait de respecter ses promesses de libération des détenus et de mise en œuvre des réformes au plus tôt par l’Assemblée Nationale, il leur reviendra d’user de la pression populaire à laquelle la coalition n’a jamais renoncé.

Au passage, Mme Adjamagbo-Jonhson reconnait qu’il faudra nécessairement que toutes les forces démocratiques se réunissent avant que cette pression puisse avoir l’effet escompté.

« Je l’avoue, la pression ne peut être efficace que si elle est exercée en synergie avec toutes les composantes des forces démocratiques, c’est-à-dire dans le cadre d’une action unitaire. Vous venez de comprendre que le défi des réformes est d’abord et surtout collectif, donc il nous concerne tous. Autrement dit, les sept partis restés ensemble après les deux jours de réflexions ne sauraient tous seuls réussir à arracher les réformes », a-t-elle précisé.

Elle invite par ailleurs ses anciens collègues de la Coalition des 14 à regagner les rangs.

Godfrey Akpa

Source : www.icilome.com

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