Mauritanie: six militants de la société civile devant la justice

Après avoir passé quatre jours en garde à vue, les six militants arrêtés ont finalement été déférés devant le parquet mardi matin. Après examen du dossier, le procureur a demandé un complément d’enquête. Et ce n’est que l’après-midi que le parquet a finalement prononcé les chefs d’accusation retenus à l’encontre des six prévenus : trouble à l’ordre public et rébellion contre l’autorité de l’Etat. Les militants auraient commis des violences à l’encontre des forces de l’ordre durant la manifestation.

Une requalification des faits purement politique selon Alassane Dia, président de Touche pas à ma nationalité. « Arborer l’ancien drapeau n’est pas un délit dans la loi mauritanienne, ils ont donc inventé des violences », a-t-il déclaré.

« Le fait de requalifier les choses montre que ce n’est pas les faits en eux-mêmes qu’on juge ; on juge simplement les gens pour leur appartenance à des mouvements de la société civile », estime-t-il.

L’audience des six militants doit avoir lieu ce jeudi. Une procédure express qui fait craindre à la société civile un jugement « pour l’exemple ». « On redoute des années de prison pour dissuader le reste de la société civile d’exprimer ce qu’elle pense », a ajouté Alassane Dia.

Joint par téléphone, le parquet n’a pas souhaité commenter. Une conférence de presse devrait être tenue sur cette affaire, mais aucune autre précision n’a été donnée.

Source : www.cameroonweb.com

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