Mali: bouillon de culture jusqu’au 31 décembre à Bamako

Dans la salle Bazoumana Sissoko, des jeunes, filles et garçons, attendent leur passage sur scène. Durant plusieurs semaines, ils ont bravé l’insécurité dans leur localité pour monter un spectacle.

Pour Ilal Kamar Ag Oumar, directeur de la troupe de Tombouctou, c’est un moyen de libérer les populations des contraintes qu’on leur imposait. « Un moment, on ne pouvait pas chanter dans les rues de Tombouctou, on ne pouvait même pas fumer une cigarette, ni même regrouper les jeunes, donc c’est dans cette crispation que nous avons organisé cette biennale. »

Venus des régions du nord du pays, ces jeunes peuvent s’exprimer, montrer les réalités du terrain, leur quotidien, les souffrances endurées. La scène est une tribune. « N’y avait-il pas d’autre alternative au conflit ? » demande un personnage de la pièce de la troupe de Kidal. Aboubacar Hama Touré, lui est habillé d’un treillis, son rôle est celui d’un combattant, mais dans la vie ses idées sont plus pacifiques.

« Nous voulons que les gens sachent que le Mali peut redevenir comme avant, c’est-à-dire que nous pouvons voyager du Nord au Sud sans pouvoir être inquiétés, sans se mettre chaque fois à l’idée qu’il y a un kamikaze, ou qu’il y a des mines ».

Un appel que les autres régions souhaiteront certainement lancer durant cette biennale, tant la lassitude à la crise est grande dans le pays.

Source : www.cameroonweb.com

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