L’opposition est-elle vraiment intéressée par la démocratie ?

La coalition de l’opposition ne veut pas entendre parler de référendum sur les réformes constitutionnelles.

‘Si le régime croit pouvoir s’obstiner sur son projet de référendum comme une épée de Damoclès pesant sur la tète de l’opposition, il trouvera un peuple en colère sur son chemin’, a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson l’une des responsables de la coalition.

Elle a également indiqué que la question relative au départ du président Faure Gnassingbé devait nécessairement faire partie de l’ordre du jour.

Les opposant qui clament depuis des mois leur désir d’alternance semblent en réalité peu enclins à respecter les bases de la démocratie togolaise.

Le référendum est bien prévu par la constitution si un projet de loi constitutionnel n’a pas obtenu la majorité requise des 4/5.

L’article 144 stipule que ‘Le président de la République peut soumettre au référendum tout projet de loi constitutionnel’.

Le projet soumis en septembre 2017 à l’Assemblée n’a recueilli que 2/3 des suffrages. Il est donc légalement prévu d’aller à une consultation référendaire.

Depuis le début de la contestation, l’opposition a un objectif clair, chasser le président de la République – légalement élu jusqu’en 2020 – pour prendre sa place. Les demandes relatives à la limitation du mandat présidentiel et à la modification du mode de scrutin ne sont en réalité que des prétextes utilisés comme produits d’appel pour tenter de séduire l’opinion publique internationale.

Republic Of Togo

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