L’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la Cédéao vue par Nathaniel Olympio

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La désignation du chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, aux commandes de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) suscite de vives réactions au sein de la classe politique togolaise. Si à l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la Cédéao est indigeste, au Parti des Togolais, ce n’est pas la cas.

Intervenant sur les ondes de la radio Zéphyr ce mardi, le président par intérim du Parti des Togolais, Nathaniel Olympio, a servi sa lecture de la situation.

L’homme politique pense que la responsabilité désormais confiée à Faure Gnassingbé va l’amener à la réalisation des réformes politiques au Togo.

« Ce serait une pression supplémentaire pour lui, parce qu’il deviendra celui qui incarne les textes de la Cédéao. Et les textes de la Cédéao préconisent certains nombres de choses, dont l’enracinement de la démocratie, le principe de la l’alternance », a-t-il indiqué.

Pour lui, c’est une manière de mettre Faure Gnassingbé devant ses responsabilités. Puisqu’il est tenu de faire respecter les textes de l’institution dans les autres pays.

« On peut espérer que les chefs d’États en décidant de donner la présidence de la conférence au chef de l’État togolais, c’est une manière de le responsabiliser sur ce qu’il doit faire pour son propre pays avant de penser aux autres pays de la sous région. Parce qu’il va incarner à ce titre tout ce qui va se passer dans les autres pays. Ce qui est sûr, il ne peut pas défendre les choses qui se passent dans les autres pays et ne pas faire la même chose dans son propre pays », a soutenu Nathaniel Olympio.

Selon lui, désormais aux commandes de la Cédéao, Faure Gnassingbé ne pourra plus bloquer la mise en œuvre du protocole sur la bonne gouvernance et la démocratie de la CEDEAO, comme il l’avait fait au Ghana en 2015.

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