L’incivisme, la seconde nature de certains Togolais

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Dans un pays où l’autorité elle-même a du mal à respecter les règles qu’elle s’est faite, au bas de l’échelle, on ne peut que s’attendre à des actes inciviques défiants le bon sens et la morale.

Au Togo, le constat est flagrant. L’incivisme est une seconde nature. Elle rivalise avec les bonnes habitudes et gagne du terrain avec le concours inconscient de la population. Et ce ne sont pas les Zémidjan dont la plupart, après avoir parcouru toute la journée, la ville de Lomé, transforment leur moto en dortoir devant Seven Clash (un bar réputé à Déckon/Lomé), qui diront le contraire. Inutile de préciser que la majorité des Zémidjan à Lomé sont, en quelque sorte, des SDF en puissance. Passons !

Une petite balade dans la capitale laisse découvrir à quel point, l’incivisme a atteint son paroxysme. Le long des clôtures des maisons et les voies publiques sont devenus des urinoirs publics. Il n’est pas rare d’apercevoir un zémidjan décontracté et bien accoudé au mur et l’arroser allègrement de son urine sous le regard indiscret des passants.

Poussés à bout de souffle par des fétides odeurs des urines, des propriétaires d’habitation réagissent par des écriteaux. Ainsi peut-on lire sur certaines clôtures: « Interdit d’uriner le long du mur. Amende 5000F CFA ».

Certains propriétaires plus coriaces, croyant pouvoir décourager les potentiels contrevenants en leur faisant peur, vont jusqu’à écrire sur le mur : « Interdit d’uriner le long du mur. Amende 5 minutes de combat ». Mais hélas, c’est peine perdue. Toutes ces interdictions n’ont d’effet que sur les murs.

La Mairie a également installé des panneaux interdisant ces pratiques insalubres sous peine de paiement d’une amende de 5000 F CFA et plus. Toutes ces mesures ne freinent pourtant pas les ardeurs des contrevenants.

C’est vrai, les sanitaires publics sont un peu rare dans la ville. Mais, faut-il le préciser, cette pratique cache une carence en formation civique au sein de la population.

Les autorités doivent résoudre ce problème, non seulement en multipliant les latrines publiques dans la ville, mais aussi en sensibilisant la population sur ces actes inciviques.

Lomechrono.com

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