Libération des détenus politique : Togo Debout dans les rues le 5 octobre

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Malgré l’injonction du Facilitateur ghanéen qui a préconisé une solution politique pour libérer les prisonniers politiques, le régime de Faure Gnassingbé s’obstine. Il maintient toujours en détention ces pauvres gens qui ne demandent qu’un peu plus de liberté, de justice et de la démocratie dans ce pays.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans la feuille de route pour une sortie de crise au Togo rendue publique à l’issue du sommet de Lomé le 31 juillet dernier, ont réitéré cette demande, afin d’apaiser le climat politique. Mais Messenth Kokodoko et Joseph Eza, tous deux membres du Mouvement NUBUEKE, Johnson Assiba, président du Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement (REJADD) et d’autres personnes continuent de croupir à la prison civile de Lomé.

Devant cette situation, les organisations de la société civile n’entendent plus se taire. Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) qui regroupe plusieurs associations et mouvements programme une manifestation le 5 octobre prochain pour exiger la libération des détenus politiques. Les responsables de Togo Debout ont, à cet effet, envoyé une correspondance à la municipalité de Lomé.

« Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance, et ce, conformément aux dispositions des articles 9 et 10 de la Loi N°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestations publiques pacifiques, que les organisations de la société civile, les mouvements et les syndicats, réunis au sein du Front Citoyen Togo Debout (FCTD) ci-dessus mentionnés, organisent le vendredi 05 octobre 2018 à partir de 8 heures à Lomé, dans le cadre de leurs activités de veille et d’alerte citoyennes, une marche pacifique en vue de demander la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques », stipule la lettre.

Et le courrier de préciser la motivation de cette démarche : « En effet, cette libération prescrite par la CEDEAO depuis le 31 juillet 2018 dans le cadre du règlement de la crise togolaise et au titre des mesures d’apaisement en vue de décrisper l’atmosphère sociologique togolaise pour une sortie pacifique et durable de cette crise, permettra à des citoyens togolais, en situation de détention arbitraire depuis plusieurs mois, de recouvrer leur liberté ».

Deux points de départ sont prévus pour cette marche pacifique, selon le courrier. Il s’agit de Bè-Kondjindji et du Collège du Plateau à Cassablanca. La manifestation va chuter au Palais de Justice de Lomé.

I.K

Source : www.icilome.com

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