Les mauvaises performances d’Ecobank, ont négativement impacté le premier semestre de Nedbank

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Les mauvaises performances financières réalisées en fin d’année 2016 par la holding bancaire panafricaine Ecobank Transnational Incorporated, ont négativement impacté les performances au cours du premier semestre de 2017, du sud-africain Nedbank, son premier actionnaire avec 21,6% de son capital au 30 juin 2017.

Nedbank explique cette situation, par le fait que les données financières d’ETI sont prises en compte dans ses résultats consolidés, avec un trimestre de retard. Dans cette logique, pour le premier semestre 2017, le quatrième plus grand groupe sud-africain intègre les performances de sa filiale togolaise au quatrième trimestre 2016 et celles du premier trimestre 2017. Ainsi, la perte induite par la participation de Nedbank au Capital d’Ecobank s’est inscrite à 1,2 milliard de rands sud-africains (soit environ 90,2 millions $).

Au cours du mois d’avril 2017, la banque panafricaine présente dans 36 pays de la région, avait annoncé son premier résultat déficitaire depuis près de dix ans, en raison de la constitution, au quatrième trimestre, de provisions volontaires, pour l’absorption des créances douteuses d’un montant dévoilé à 864 millions $.

Entre temps, ETI a annoncé un résultat du premier trimestre positif, qui s’est traduit par une contribution de 142 millions de rands dans les revenus semestriels de Nedbank. Mais cela n’a pas suffi à rééquilibrer les choses. Sans sa participation dans ETI, cette banque filiale de l’assureur britannique Old Mutual, revendique une croissance de 6,7% de son produit d’exploitation bancaire, à 6,4 milliards de rand en comparaison à celui du premier semestre 2016.

Mais le repli de 92,7% de la contribution d’ETI, a entrainé une contraction de 2,9% de cet indicateur, à 5,2 milliards de rands. A cela il faut ajouter que la valeur de l’investissement que représente ETI dans le portefeuille de Nedbank est passée de 4 milliards de rands à fin décembre 2017, à 3,1 milliards de rands au 30 juin 2017. Dans ce contexte, le bénéfice du groupe sud-africain a reculé de 3,7%.

Malgré tout, Nedbank reste confiante dans l’opportunité que représente Ecobank. Le premier trimestre 2017, plutôt positif, avec l’amélioration des choses au Nigéria, ajoutée à la mise en place d’un mécanisme d’absorption des créances douteuses, à une nouvelle dynamique commerciale adossée sur le digital et à la réduction des charges. Autant d’éléments mis en avant pour justifier cette confiance.

Idriss Linge

Agence Ecofin

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