Les fêtes dans l’amertume et la misère

Un peu plus de la deuxième moitié du mois de décembre marque les périodes dans le monde entier. Le manque d’argent caractérisant son quotidien, ces périodes sont devenues un poids pour le Togolais. L’ambiance qui prévaut aujourd’hui dans le pays est révélatrice de la misère qui prend en otage les populations.

C’est bien qu’il y a des bar-restaurants et des débits de boissons qui font du bruit. Mais retenons qu’en ville, l’ambiance est morose. Dans les marchés, ce n’est pas la grande affluence. Installés sous les hangars et parasols ou encore assis sous un soleil brûlant, attendant de probables clients qui, ces derniers moments, se font rares, commerçants et commerçantes ne cessent de rêvasser.

« L’argent ne circule pas, nous avons le cœur meurtri. Comment allons-nous fêter dans cette condition ? », Se demande Sandra, commerçante au marché de Hédzranawoe. Elle ne s’arrête pas là. Gorge nouée, Sandra évoque le problème de sous. Selon elle, cette regrettable situation est imputable aux gouvernants.

« Ceux qui nous gouvernent ont accaparé l’argent du pays, ils ont leur famille en Europe, ils font des allers et retours. Au pays, la galère et l’amertume sont palpables. Nous n’avons pas de sous pour fêter », a-t-elle raconté. Visiblement, Noel 2017 n’est pas une priorité du Togolais, vu la situation économique actuelle.

« Dans le public comme dans le privé, les salaires sont rares ces derniers moments. Nous en souffrons tous puisque les gens ne viennent pas acheter, surtout que nous sommes en période de fête. Quant à moi, je ne fête pas Noel cette année. Mon seul grand souci est de trouver quelque chose pour les enfants car Noel est avant tout une fête pour enfants », raconte Dorothée.

L’air soucieux, installée sous le chaud soleil, une revendeuse de chaussures qui a souhaité l’anonymat évoque elle aussi le manque d’argent pour les fêtes de fin d’année tout en mettant l’accent sur deux causes majeures : la récession économique préexistante et les manifestations politiques de ces dernières semaines.

« On sait que rien ne marchait. Mais les récentes manifestations ont envenimé davantage le climat des affaires. Les étrangers ne viennent plus, la crise sociopolitique ayant semé le doute, la peur dans les âmes. Nous n’avons pas d’argent pour fêter, notre seule supplication est de pouvoir trouver de quoi réjouir les enfants », a-t-elle dit, dépitée.

Noel étant réserver aux enfants, comment justement rendre heureux les enfants pendant cette période ? Maxime, père de famille, raconte : « Même s’il n’y a pas d’argent, les enfants ne sont pas à négliger. C’est justement pour cela que je suis venu au marché pour, d’abord, ramener de quoi leur préparer, mais également je dois nécessairement rentrer avec des jouets ».

Beaucoup espèrent en tout cas que la situation pourrait s’améliorer les années à venir.

Edem (Stagiaire)

Source : www.icilome.com

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