Les agents de la fonction publique en colère

Tout a commencé ce matin par une séance de prière au cours de laquelle ces agents ont imploré l’assistance du Très Haut dans leur combat, puis des chants d’encouragement, lesquels appellent à ne pas fléchir dans la lutte. Des primes de rendement, le 13è mois, l’amélioration des conditions de vie et de travail, telles sont les revendications des agents de la Fonction publique.

« C’est pour faire comprendre encore une fois un certain nombre de choses qui se passent au sein de notre ministère. Comme vous venez de le constater, nous sommes en sit-in et ce n’est pas seulement ce matin, ça fait trois (03) semaines que nous sommes en sit-in, une expression de notre mécontentement par rapport aux conditions de vie et de travail au sein dudit ministère. Nous avons observé des mouvements de grève, nous avons rencontré l’autorité pour lui faire part de nos doléances, de nos revendications qui sont restées aujourd’hui lettres mortes », a déclaré Houmenou A. Komla, Secrétaire Général du SYNAMFOP.

Il assure que toutes les rencontres qu’ils avaient eues avec leur ministre de tutelle n’ont pas été fructueuses.

« Quand nous avons rencontré maintes fois notre ministre de tutelle, monsieur Gilbert Bawara, son discours a été le même, son message n’a pas changé. Depuis 2017, la première fois qu’il nous a rencontré, il dit que l’Etat n’a pas les moyens, qu’on ne peut pas satisfaire aux revendications dont fait cas notre plateforme revendicative », a-t-il ajouté. Ces agents considèrent l’attitude du gouvernement comme un manque de volonté de sa part.

« Alors que nous estimons en notre sein qu’étant le ministère-mère, vue l’effectif que nous sommes, vu ce que nous demandons comme prime de rendement n’est pas de la mère à boire pour l’Etat, on peut nous satisfaire. Pour nous, si nous sommes le ministère de la Fonction publique, le premier gestionnaire de toutes les ressources humaines, de toute la Fonction publique, l’Etat ne peut pas dire qu’il n’a pas les moyens pour nous satisfaire. Nous sommes conscients que nous sommes un ministère de souveraineté, nous sommes un ministère de priorité et tous nos besoins doivent être pris en priorité par le gouvernement », a conclu Houmenou A. Komla.

Des dossiers restent empilés dans les bureaux, les agents ayant refusé de ne plus les traiter. Ils estiment toutefois être ouverts à des discussions sincères avec le gouvernement.

Edem (Stagiaire)

Source : www.icilome.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.