Élections législatives : OBUTS souhaite une recomposition de la CENI et l’union de l’opposition

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Élections législatives : OBUTS souhaite une recomposition de la CENI et l'union de l'opposition


L’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), a rendu public mercredi 29 août 2018, plusieurs propositions pour une sortie de crise au Togo.

A travers un communiqué mis à jour, la formation politique dirigée par l’ancien Premier ministre, Messan Agbéyomé Kodjo, souhaite l’introduction d’un nouveau projet de loi de modification de la Constitution, notamment les articles portant sur la limitation du mandat du Chef de l’Etat, et le choix du scrutin majoritaire à deux tours pour l’élection du Président de la République.

Le parti propose également « le réexamen du cadre électoral pour y introduire les éléments nécessaires garantissant un scrutin juste transparent et équitable afin de prévenir ou à tout le moins, de réduire les contestations lors de la proclamation des résultats ».

OBUTS, en outre, recommande un rééquilibrage de la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI) afin, dit M. Agbeyome Kodjo, d’éviter de déporter les facteurs de la crise actuelle au lendemain des élections.

« Toute autre démarche qui consisterait à conduire le processus électoral en cours sur fond de contentieux, serait préjudiciable à la cohésion nationale et à la paix à laquelle le peuple togolais reste attaché », souligne le communiqué.

OBUTS profite de cette sortie médiatique pour lancer un appel aux partis membres de la coalition de l’opposition et leur rappelle que le « combat pour l’ancrage de la démocratie, de l’Etat de droit et de l’alternance politique ne saurait se limiter au périmètre de leur Collectif, et que dans le contexte actuel, seul un large rassemblement de toutes les forces en lutte pour une meilleure gouvernance serait salutaire pour le peuple togolais ».

Agbéyomé Kodjo a, pour finir, exhorté les leaders de la C14 à « faire preuve de pragmatisme » et de « responsabilité », dans la résolution du contentieux qui les oppose au pouvoir de Lomé. « Il y va de l’intérêt national », a-t-il conclu.

Raphaël A.

Source : www.icilome.com

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