Le gouvernement togolais craint-il le terrorisme avec le PNP ?

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Le gouvernement togolais craint-il le terrorisme avec le PNP ?

Intervenant ce vendredi sur la radio Victoire FM, 24 heures après la conférence de presse conjointe qu’il a donnée avec son collègue de l’administration territoriale pour donner la position du gouvernement sur la marche du Parti national panafricain (PNP), le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le colonel Yark Damehame attire l’attention de l’opinion sur un certain nombre de choses.

Selon le ministre, les déclarations des militants de ce parti politique sur les réseaux sociaux, comme quoi, il y aura une révolution au Togo le 19 août prochain, lors de cette manifestation dans les cinq (5) villes du Togo, ne sont pas à prendre à la légère.

« Quand on suit les déclarations des partisans du PNP sur les réseaux sociaux, on se dit attention ! Nous devons prendre toutes les mesures pour éviter le débordement et le regret demain », a-t-il déclaré.

A la question du journaliste de savoir si le PNP, dans l’entendement du gouvernement, serait en train de tisser des relations avec les réseaux terroristes, M. Yark soutient que la réponse à cette question incombe aux responsables.

Cependant, s’adressant aux responsables du PNP, il leur dit de ne pas jouer avec le feu. « Il y a plus de 113 partis politiques dans notre pays mais c’est la première fois que nous constatons qu’un parti politique envoie des émissaires dans les pays voisins pour mobiliser les gens pour venir manifester sur le territoire national », a-t-il indiqué.

Il a aussi relevé qu’il y a plusieurs endroits dans les pays voisins où on a les compatriotes togolais, « mais lorsqu’on est focalisé sur certains quartiers qui ont leur histoire dans ces pays, il nous revient de faire beaucoup attention ».

Selon le ministre Yark Damehame, le PNP ne fait pas peur au pouvoir de Faure Gnassingbé. « Nous avons tous les moyens de mettre au pas ce parti politique. De toute façon, s’il ne respecte pas ce que nous disons, nous n’allons pas les laisser faire », a-t-il assuré.

« S’il fait peur, c’est compte tenu de ce qu’il développe et cela doit faire peur à tous les Togolais », a-t-il relativisé.

Plus besoin de rappeler que le changement d’itinéraire proposé par le gouvernement togolais au parti politique organisateur de la marche, a été rejeté.

Que va-t-il se passer ce samedi dans les rues de Lomé, Anié, Sokodé, Bafilo et Kara, les 5 villes où auront lieu les manifestations pour demander le retour à la Constitution de 1992 et l’accord du droit de vote aux Togolais de la diaspora ?

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