Le gouvernement tient l’approche judiciaire pour la libération des détenus

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Pius Agbetomey, ministre en charge de la Justice

La question liée aux mesures d’apaisement est toujours revenue au cours des discussions entre les protagonistes de la crise politique togolaise, sous la houlette de la CEDEAO, notamment du Comité de suivi de l’application de la feuille de route pour une sortie de crise. A la dernière réunion de ce comité le dimanche 23 septembre dernier, les Facilitateurs, à travers leurs représentants ont demandé au gouvernement d’accélérer les procédures judiciaires en vue de la libération de tous les prisonniers.

Cette demande, telle que formulée par les membres du Comité de suivi, a étonné la Coalition des 14 partis de l’opposition qui a fait observer un certain nombre de choses au président de la Commission de la CEDEAO et sa suite.

Devant la presse ce matin, les responsables de la Coalition ont rendu public ces observations. A les en croire, le Facilitateur Ghanéen, Nana Akufo-Addo, lorsqu’il était seul à résoudre le problème togolais (avant la nomination du Guinéen Alpha Conde par la CEDEAO), avait demandé au gouvernement togolais de trouver une réponse politique aux mesures d’apaisement, notamment la libération des détenus politiques.

Une solution politique à ce problème suppose que les autorités togolaises doivent abandonner les charges retenues contre ces détenus et les libérer sans conditions. Ce devrait être un accord politique entre les protagonistes de la crise.

Mais aujourd’hui, la Coalition trouve curieux que la Facilitation revienne parler de l’approche judiciaire pour libérer ces détenus. « Nous avons fait observer que si on voulait rester dans cette approche, il n’est pas certain que les détenus soient libérés avant les élections. Or il se pourrait qu’il y ait des futurs candidats au niveau de ces détenus. De toute façon, ce sont des citoyens qui doivent exercer aussi leurs droits », a indiqué Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la Coalition des 14.

Il faut peut-être rappeler que s’agissant de cette question de libération des détenus, un membre de la Coalition des 14 partis de l’opposition, le président du parti Les Démocrates, Nicodème Habia est en grève de la faim depuis 7 jours. Il réclame les libération des personnes injustement jetées en prison.

I.K

Source : www.icilome.com

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