L’ASVITTO invite la CNDH à interpeler le gouvernement beaucoup plus sur les facteurs endogenes qui poussent à l’évasion à la prison civile.

12
L’ASVITTO invite la CNDH à interpeler le gouvernement beaucoup plus sur les facteurs endogenes qui poussent à l'évasion à la prison civile.

DECLARATION RELATIVE AUX COMMUNIQUES DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME (CNDH) SUR LES TENTATIVES D’EVASION DANS LES PRISONS CIVILES DE TSEVIE ET DE VOGAN

L’ASVITTO INVITE LA CNDH A INTERPELER LE GOUVERNEMENT BEAUCOUP PLUS SUR LES FACTEURS ENDOGENES QUI POUSSENT A L’EVASION

Dans un communiqué en date du 18 juin 2019 relatif à la tentative d’évasion à la prison civile de Vogan, l’institution chargée de la défense, de la protection et de la promotion des droits de l’homme s’est prononcée sur l’incident en ces termes : « La CNDH déplore cet événement malheureux et invite les autorités pénitentiaires et le gouvernement à renforcer les mesures sécuritaires dans les prisons en vue de prévenir de tels incidents ».

Ce communiqué survient seulement quelques jours après celui qui a sanctionné les évènements de la prison civile de Tsévié le 03 juin 2019.
Ces deux réactions de la Commission aux allures des communiqués du Gouvernement ne semblent pas cadrer avec son statut qui fait de lui « une institution indépendante », dont la principale mission est de veiller à la Promotion et à la protection des droits de l’homme conformément à la Loi organique N°2018-006 relative à la Composition, à l’organisation et au fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme.
Pour l’ASVITTO, il aurait été judicieux que la CNDH n’occulte pas les facteurs endogènes qui puissent entrainer les cas d’évasion dans ces prisons.
Les multiples rapports venant des institutions nationales et internationales ont relevé les conditions inhumaines et invivables dans les lieux de détention au Togo, et les décès en détention n’ont pas encore touché la sensibilité des Autorités gouvernementales.

En demandant aux Autorités pénitentiaires et gouvernementales de « renforcer les mesures sécuritaires dans les prisons », la CNDH n’a pas mesuré les conséquences trop répressives qui s’en suivraient sur les prisonniers.
En toute connaissance de cause, il existe des mesures pratiques que les Autorités doivent mettre en œuvre pour régler ce problème le plus simplement possible et il faut éviter que les communiqués de la CNDH deviennent un prétexte de répression supplémentaire sur les prisonniers qui va s’ajouter à ce qu’ils vivent déjà.

Fait à Lomé, le 20 Juin 2019.
Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

ASSOCIATION DES VICTIMES DE TORTURE AU TOGO (ASVITTO) BOITE POSTALE : 04 BP 567 LOME, TEL. : (+228) 22 41 21 59/90625560 E-mail : [email protected]; Enregistrée sous le N°0604/06-06-201

Source : www.icilome.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here