La société civile exige la libération immédiate de Johnson Assiba

80

C’est à travers une déclaration dont voici la teneur.

Déclaration des ODDH et OSC relative à l’enlèvement du président du REJAAD, Monsieur JOHNSON ASSIBA.

L’ASVITTO, La LTDH et la LCT dénoncent une interpellation brutale et une violation des droits d’un défenseur des droits humains assimilable à un kidnapping.

Il sonnait dix (10) heures locales ce mardi, 04 avril 2018, quand Monsieur JOHNSON Assiba, président du REJADD a été brutalement interpellé par des individus non identifiés à bord d’un véhicule banalisé dans le quartier Djidjolé situé au nord-ouest de Lomé.

Aux environs de 14h36, des éléments du Service de Recherches et d’Investigations(SRI) de la gendarmerie nationale dont les modes opératoires s’apparentent aux preneurs d’otage sans aucun respect des principes élémentaires de droits humains, se sont rendus au siège du REJAAD en violant les locaux dudit siège sis à Tokoin Gbonssimé,: porte défoncée, serrure endommagée, ordinateurs et matériel de bureau emportés par les agents du SRI, une opération qui a été effectuée sans la présence de l’Avocat de l’intéressé.

Aux dernières nouvelles, peu avant 19 heures, il nous sera donné d’apprendre également que plusieurs responsables de presse auraient été convoqués à cet effet par le SRI.

Tout semble tourner autour du rapport de REJADD et RAIDHS que le gouvernement avait condamné dans un communiqué au lendemain de sa publication en février dernier.

En tout état de cause, la crédibilité du démenti du gouvernement vis-à-vis d’un rapport qu’il qualifiait de faux viendrait d’un contre rapport à l’issue d’une enquête impartiale effectuée sur le terrain après une levée de siège imposée à plusieurs villes du pays.

Les organisations signataires de cette déclaration invitent la Communauté Internationale, les Organisations Internationales des Droits de l’homme et toute l’opinion à ne pas se fier aux manœuvres du dilatoire que le gouvernement veut servir à travers la brutalité qu’il affiche dans le pays et vis à-vis des populations depuis le 19 août 2017. Elles les exhortent à encourager le gouvernement à plutôt faire preuve d’une bonne foi par la collaboration en vue de l’élaboration d’un rapport international et indépendant pour situer l’opinion et faire lever les éventuels doutes.

Les ODDH et OSC se portent disponibles pour accompagner toute enquête impartiale visant à faire la lumière sur les violations des droits humains dans notre pays depuis les événements politiques de 2017.

Fait à Lomé, le 5 Avril 2018

Pour les ODDH et OSC
M. ATCHOLI KAO, ASVITTO
M. SOGADJI Emmanuel, LCT
Me AGBOGAN Célestin K, LTDH

Source : www.icilome.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here